29.06.2005
Ras le bol de l'archaïsme du droit des sucessions ?
La réforme du droit français des successions en Conseil des ministres
Le garde des Sceaux Pascal Clément a présenté mercredi en Conseil des ministres le projet de loi préparé par son prédécesseur Dominique Perben portant réforme du droit des successions, des règles qui n'avaient pratiquement pas changé depuis 1804.
Parmi les principales modifications apportées au code civil, le texte prévoit d'assouplir les règles de gestion de l'indivision, qui requiert l'unanimité des héritiers pour ouvrir la succession.
"Souvent on se retrouve avec des situations de blocage du fait de l'inertie ou de la mauvaise volonté d'un héritier, ce qui fait traîner la succession pendant des mois. C'est pourquoi nous remplaçons cette règle d'unanimité par un recours à une majorité des deux-tiers", avait expliqué Dominique Perben en présentant cette réforme, le 2 mai dernier à Nantes.
Autre modification prévue par le texte : protéger l'héritier des dettes éventuellement contractées par le défunt en empêchant qu'elles soient réglées sur son propre patrimoine.
"Désormais l'héritier pourra demander à être déchargé en tout ou partie d'une dette qu'il avait de justes raisons d'ignorer au moment de l'acceptation de l'héritage lorsque le paiement risque d'obérer gravement son patrimoine", selon la Chancellerie.
Dans le même ordre d'idée, le texte prévoit d'ériger en règle "l'acceptation sous bénéfice d'inventaire", une mesure permettant à une personne d'accepter l'héritage sous réserve d'inventaire - pour s'assurer en général que l'actif est supérieur au passif.
Parmi les autres modifications importantes, le texte prévoit enfin d'instaurer la possibilité d'un "pacte successoral", sorte de contrat devant le notaire par lequel le légataire et ses héritiers entérinent le renoncement par ces derniers d'une partie de leurs droits au bénéfice d'une autre personne.
15:53 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


Commentaires
Dans les textes de la réforme sur les succession, il n'est pas clairement indiqué que les 2/3 des héritiers peuvent procéder à la vente d'un bien immobilier en cas de désaccord, mais uniquement de procéder à la gestion des biens. Que peut-on entendre par là ? Merci de me répondre
Ecrit par : bonnet | 21.06.2006
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