13.07.2005
A son "humble" avis...
Sarkozy doute de "l'intérêt" de l'allocution de Chirac du 14 juillet
Voilà, maintenant il est dans le doute le petit Sarkozy. Enfin c'est une façon de parler parce que en vérité, il ne doute de rien, ne craint (plus) personne et pour lui ministre d'Etat ou chef d'Etat c'est du pareil au même, alors dans un élan de générosité ou dans un moment de faiblesse il a dit "je doute de l'intéret..." mais son égo surdimensionné voulait aller plus loin que cette petite phrase teintée d'ironie et ne "doutons" pas, nous de notre côté, qu'une phrase trempée par les deux bouts juqu'au milieu (sujet-verbe-complément) dans la sauce apéritif Sarkosienne "spéciale Présidentielle 2007", eut été préférable pour dire clairement que "Le has-been de l'Elysée, ici présent, ferait mieux d'aller se balader le 14 juillet au milieu des routes africaines où en guise de glissières de sécurité, "des africains joyeux par nature" se sont amassés pour voir "un monsieur en costume qui passe", ce qui les rend encore plus "joyeux" qu'ils ne le sont naturellement" (voir le discours "pitoyable" de Jacques Chirac en réponse à un étudiant de Marseille en novembre 2004 au sujet de la représentation qu'il se fait de L'Afrique et des africains (au delà du bruit et de l'odeur bien sûr) : ce type est affligeant...).Ainsi, même si ce n'est pas pour défendre Jacques Ier "la grande saucisse non appareillée", il convient tout de même de s'interroger sur le fonctionnement des institutions de la Vème République qui ressemble à s'y méprendre à un genre de "consulat" à trois qui n'est pas sans rappeler le consulat "Bonapartiste" qui dériva en consulat à vie, puis en Empire... pour finir en désastre.
Daru
Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois bravé Jacques Chirac, à la veille de l'intervention présidentielle du 14 juillet, en s'interrogeant sur "l'intérêt" de cette traditionnelle prestation télévisée.
Le président de l'UMP, qui a conservé une grande liberté de ton depuis son retour au gouvernement, a estimé lors du petit déjeuner hebdomadaire de la majorité, mardi à Matignon en présence du Premier ministre, que cette "tradition" n'avait "pas grand intérêt", a rapporté à l'AFP un participant.
Le ministre de l'Intérieur a même jugé que le chef de l'Etat ne devait s'exprimer que "lorsqu'il y a des choses à dire", selon cette source qui a confirmé les propos de M. Sarkozy cités par Libération mercredi.
"Pourquoi perpétuer cette tradition alors qu'il n'y a pas d'actualité et que les Français ont déjà la tête en vacances", a dit le président de l'UMP.
Nicolas Sarkozy a demandé en outre, selon ce participant, ce qu'allait "dire le président" jeudi.
"Mais il va parler de tout!", lui a répondu Dominique de Villepin, en l'invitant à appeler le chef de l'Etat s'il avait des "idées à lui transmettre".
Ce participant a noté que le ministre de l'Intérieur s'est alors montré "agacé". "Il s'imagine peut-être que le seul légitime à parler c'est lui", a-t-il dit.
Deux autres participants, contactés par l'AFP, ont tenté de minimiser cet épisode. "Il n'y a pas eu de saillie extraordinaire de quiconque" à cette réunion, a dit l'un d'eux, tandis que l'autre faisait savoir qu'il n'avait "pas du tout ressenti" les choses telles que rapportées par la presse.
"Ceux qui, il y a quelques semaines, faisaient des courbettes devant le président de la République, feraient bien de se dire qu'il n'y a aucun intérêt à essayer de l'affaiblir par de telles critiques", a pour sa part déclaré la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, sur Europe 1.
Le président de l'Assemblée, Jean-Louis Debré, s'est également porté au secours de Jacques Chirac en jugeant "tout à fait légitime" qu'il s'exprime le 14 juillet.
L'intervention du président de la République, dont la cote de popularité reste au plus bas depuis 2002, prend place dans un contexte particulièrement délicat cette année, après la victoire du non au référendum sur la Constitution européenne et la défaite de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2012. Deux dossiers sur lesquels le chef de l'Etat s'était personnellement et fortement impliqué.
Le 14 juillet 2004, le président avait tenté de mettre au pas M. Sarkozy, alors ministre de l'Economie, en lui décochant la formule: "je décide, il exécute". Mais cette année, Nicolas Sarkozy se sent manifestement en position de force puisque Jacques Chirac l'a fait revenir au gouvernement, avec le titre de ministre d'Etat et en conservant la présidence de l'UMP, cumul qui lui avait été interdit il y a un an par le chef de l'Etat lui-même.
Depuis début juin, le numéro deux du gouvernement a défié à plusieurs reprises le président de la République en prenant publiquement le contre-pied sur plusieurs thèmes. Il continue de proposer des quotas d'immigration, même s'il emploie désormais le terme plus consensuel d'"immigration choisie", il défend la discrimination positive, clame que le modèle social français a vécu, et réaffirme son opposition à une adhésion de la Turquie à l'Union européenne.
Lors d'une réunion de cadres de l'UMP il y a un mois à Paris, il n'a pas hésité à rappeler M. Chirac à ses engagements de 2002, à propos de l'instauration d'un service minimum dans les transports publics les jours de grèves.
M. Sarkozy s'est par ailleurs plusieurs fois déclaré favorable à une limitation du mandat présidentiel à deux quinquennats.

21:05 Publié dans Sarkonneries | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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