14.07.2005
Orientation
Voilà, vous Monsieur D. vous êtes une de ces exceptions qui changent de goût, comme ça... Mon droit de réponse arrive, très cher (ou si vous préférez: espece de fgkjdfhglxdfh).
88% des bacheliers poursuivent leurs études mais, parfois, s'orientent mal
Après le bac, 88% des jeunes poursuivent des études supérieures mais toutes formations confondues, 14% d'entre eux changent de filière après la première année, une situation qui témoigne plus d'une méconnaissance des formations et des métiers que de soudains changements de vocation.
Une étude de la Direction de l'évaluation et de la prospective (DEP) du ministère de l'Education nationale, publiée mardi, montre également que 79,6% des étudiants confirment leur choix initial et 6,5% abandonnent totalement leurs études au cours, ou à l'issue, de l'année suivant l'obtention du bac.
"Beaucoup de candidats au bac s'inscrivent sans avoir soit bien réfléchi, soit bien pris conscience de ce qui les attendait", estime Nicolas Vannier, directeur de la rédaction des publications de Studyrama, un des organismes leaders de l'orientation.
"Ce sont rarement des gens qui changent de goût en six mois, ceux-là, on les trouve à bac +3 ou +4, c'est plutôt qu'ils n'ont pas saisi les implications des filières", explique-t-il à l'AFP.
Selon lui, l'aide à l'orientation "se fait mal en première et en terminale, les jeunes connaissent un peu les filières, mais mal les métiers". "On les voit, lâchés dans les salons d'orientation: ramasser des plaquettes ne permet pas à un jeune de voir ce que vont être ses futures années", analyse-t-il.
Si le taux d'échec en fin de première année reste très important à l'université, autour d'un sur deux selon la DEP, redoublants ou non, les étudiants sont plus fidèles au sport (Staps, 90% des étudiants poursuivent) et à la pharmacie (80%) qu'à l'administration économique et sociale par exemple (AES, 50%). Ce sont les filières lettres et sciences humaines qui attirent le plus les étudiants en quête de réorientation.
Les formations diplômantes courtes de type IUT (Institut universitaire de technologie) ou BTS (Brevet de technicien supérieur) confirment leur succès, drainant un tiers des jeunes au sortir du bac et en conservant neuf sur dix l'année suivante, précise l'étude. La proportion d'abandon d'études à l'issue d'une année de BTS ou d'IUT est respectivement de 6,2% et 2,3%.
De même, dans les classes préparatoires aux grandes écoles se déroulant sur deux années, l'immense majorité des préparationnaires (1 sur 10 les intègre après le bac) se réinscrivent en deuxième année, à l'exception notable des prépas littéraires. Celles-ci, ouvrant aux seuls et très sélectifs concours d'entrée aux écoles normales supérieures, sont désertées par la moitié de leurs effectifs entre les deux années.
"Dans les prépas scientifiques et commerciales, le changement de filière est plus rare et il est différent: les jeunes s'aperçoivent qu'ils ne sont pas prêts à fournir de tels efforts et ça leur semble trop ardu, c'est plus un problème d'échec que de choix", explique M. Vannier.
----
Bac: près de 300 mails au médiateur de l'Education nationale sur deux sujets
Le médiateur de l'Education nationale, Jacky Simon, a reçu "entre 200 et 300 mails" de protestation contre le sujet de sciences du bac L sur l'avortement et le sujet de français du bac STT-STI sur la Petite Lily de Pierre Péret, a-t-on appris lundi auprès de son cabinet.
"Nous avons reçu à peu près une dizaine par jour depuis que les sujets sont tombés, c'est exceptionnel", a-t-on précisé au cabinet, ajoutant que, en temps normal, les réclamations concernant le bac portent essentiellement "sur la notation".
Une question - au choix avec une autre - de l'épreuve anticipée d'enseignement scientifique du bac L demandait aux élèves de "dégager des arguments en faveur de l'autorisation légale de l'IVG en France" et d'"argumenter l'idée selon laquelle l'avortement n'est pas considéré comme un moyen de contraception", à partir d'un article de quotidien affirmant notamment que "la contraception et, en cas d'échec, le recours à l'IVG ont permis le passage d'un modèle de maternité sous contrainte à celui de maternité choisie".
Quatre associations anti-avortement et la direction diocésaine de l'enseignement catholique de Paris (75.000 élèves, 25% de la population scolaire de la capitale) avaient immédiatement très vivement réagi.
"Contrairement à ce qu'on a dit, ce n'était pas une épreuve philosophique où on aurait demandé un avis sur l'IVG", avait déclaré quelques jours après Gilles de Robien, le ministre de l'Education nationale.
Quant aux élèves de premières STT et STI, ils devaient imaginer la lettre que "Lily", la petite Somalienne de la chanson, enverrait à ses parents un an après son arrivée à Paris et dénonçant "l'intolérance et le racisme dont elle est victime".
Les protestations sur ce sujet, en proportion moindre, ont également afflué dans la boite mail du médiateur, selon son cabinet.
Le syndicat enseignant Snalc-CSEN s'est insurgé dans un communiqué "contre le fait que ces postures ou opinions soient imposées aux candidats par le libellé du sujet".
Dans l'entourage de M. de Robien, on a reconnu que les deux sujets pouvaient "agacer" et que "ce genre de choses ne doit pas se reproduire".
Attention les âmes sensibles...

10:35 Publié dans L'étudiant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


Ecrire un commentaire