23.07.2005

Sarkozix en Corse

 

Samedi 23 Juillet 2005

Sarkozy: poursuivre l'"assainissement" et le développement de la Corse

Rien ne vaut un bon vieux Kärscher en ce moment pour "assainir", "nettoyer" et "pulvériser" tout ce qui bouge (et ce qui bouge pas d'ailleurs).

On parle aussi de dépistage mais peut-être devrait on parler tout simplement de pistage et hasta la vista les libertés publiques avec Msieur' Sarko...

"On pourra même nettoyer le bordel après Paris-plage" ! s'exclame déjà Delanöé conquis par l'idée d'un karscher universel républicain.

Une fois de plus M."Phrases chocs" a mis le paquet et soyons sur que, comme il y a deux ans, Msieur' Sarko ne fera pas grand chose en termes de résultats. Non son truc à lui c'est les phrases chocs et cela dans l'unique but de préparer les JO présidentiels où il n'y aura pas de seconde place ni de troisième d'ailleurs.

Voilà laissons Shark Ozy rôder dans la méditerranée autour de la Corse avant de mordre un pauvre journaliste égaré pour l'obliger à lui faire un petit papier sympa dans la presse.

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Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a centré vendredi sa première visite en Corse depuis son retour place Beauvau sur la nécessité de poursuivre son développement économique, son "assainissement" en matière de terrorisme et de criminalité, mais aussi de traquer les "incendiaires" qui "massacrent" ses forêts.

La mise en oeuvre du Plan exceptionnel d'investissement (PEI), portant sur près de 2 milliards d'euros sur 15 ans et lancé en 2002 pour aider la Corse à rattraper son retard de développement, "ne va pas assez vite", a estimé, devant les élus locaux à Ajaccio, le ministre qui effectuait sa 17ème visite dans l'île en trois ans.

"Il y a encore des lourdeurs administratives" tant du côté de l'Etat que des collectivités locales, a-t-il regretté, proposant d'étudier de nouvelles propositions en septembre pour "débloquer" la situation.

"Notre politique, c'est la poursuite de celle que j'ai déjà menée: combattre la corruption, le terrorisme et la délinquance sous toutes ses formes", a déclaré le ministre à la presse à Ajaccio.

Réaffirmant son opposition au dialogue avec les "poseurs de bombes cagoulés" dont il a fustigé la "lâcheté", il a souligné: "même secrètement, je ne rencontrerai pas les clandestins".

Au-delà, "la Corse a besoin d'un certain nombre d'assainissements dans un certain nombre de domaines", a-t-il ajouté. "Personne ne sera épargné", a-t-il précisé, citant notamment "la Brise de mer", un gang criminel bastiais.

Quand le président du groupe nationaliste à l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, l'a interpellé sur les "crises" qui continuent de miner la Corse, notamment chômage, coût de la vie, langue et culture "bafouées", lui demandant de relancer la question d'une évolution institutionnelle de la Corse, c'est un ministre très vindicatif qui lui a répondu.

"Pourquoi vous, M. Talamoni, n'employez-vous pas les termes de racket, chantage, cagoulés, mafieux? Cela ne pèse-t-il pas aussi lourd dans la crise de la Corse, avez-vous peur d'en parler?", a-t-il lancé au leader indépendantiste.

"J'ai perdu le référendum" de juillet 2003 sur une nouvelle évolution de la Corse "et j'ai fermé ce jour là le chantier institutionnel", a assuré le ministre.

Dans la matinée, en Haute-Corse, M. Sarkozy, avait annoncé un renforcement du dispositif visant à traquer les incendiaires dans l'île, dont "depuis 20 ans, 10% du territoire (...) est parti en fumée" dans des incendies "le plus souvent criminels".

"La gendarmerie va renforcer son dispositif (...) en mettant notamment en oeuvre des moyens banalisés (véhicules non siglés et militaires en civil, ndlr) pour appréhender les incendiaires", a-t-il annoncé à Zilia, un village parmi une dizaine en Balagne traversés par des incendies criminels qui ont ravagé plus de 3.500 ha début juillet.

"On soupçonne les incendiaires, voire on les connaît, mais on ne dit rien, au nom de quoi?", a lancé M. Sarkozy aux élus à Ajaccio.

Le matin, à Montemaggiore, un autre village touché par les incendies de Balagne, il avait été pris à partie par des habitants. "Des actes, assez de paroles", lui a-t-on lancé. "Brisez l'omerta, aidez-nous et on s'occupera des incendiaires", a répliqué le ministre.

"L'Etat envoie pour trois mois en Corse 520 hommes et 110 véhicules", a rappelé M. Sarkozy. "On double chaque année les moyens locaux, c'est la seule région de France où l'on fait cela", a-t-il conclu.

A Calvi, M. Sarkozy a également annoncé, au lendemain des nouveaux attentats à Londres, son intention de mener "une action de dépistage précoce de grande ampleur" des éléments concourant à la "radicalisation" terroriste.

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