14.02.2006
La suite...
>>> zoopôlitikon
13:35 Publié dans Abrutis (in)finis, Actualité, Avant-propos, Ayrton Senna, Bistros minables, Brèves de comptoir, Bricolage et vie pratique, Crazy world, Droit pur, Drug Addiction, Film, Homme/femme mode d'emploi, Kit de compréhension du vocable "Daru", Le fabuleux destin de... M.B, Les Bobos pseudo branchouilles, Les Dessous de Descartes, Livre, Loisirs, l'art contemporain bobo, L'étudiant, Musique, Parcours chaotique (côté coeur) de M. B., Parcours chaotique (côté cours) de M. D., Phrases d'accroche, Politique, Raffarinades & Villepinneries, Sarkonneries, Spéciale Dédicace à M.B, Sport, un zest de misogynie, Voyage, wonderful life | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.07.2005
Monsieur D, Mission Impossible III
Daru présente en exclusivité le parcours de Monsieur D., parcours chaotique s'il en est, comme vous allez le constater. Attention les yeux (et la tête car c'est plutôt long).
Au sortir du bac (voir la note sur la pseudo surdouée), M. D. ne savait pas quoi faire; vous me direz, quoi de plus normal, finalement, pour un nouveau bachelier. Le problème est que cette incertitude n'a jamais quitté M. D. Il n'a jamais su quoi faire, le pauvre. Sûrement un syndrome post-traumatique, mais la psychologie estampillée Carrefour c'est pas ici.
Malheureusement pour lui, M. D a consulté un conseiller d'orientation, qui comme tous les autres conseillers d'orientation, avait suivi pour exercer son métier (enfin peut-on appeler ça un métier?) une formation (très légère) en psychologie. Ce conseiller d'orientation n'a pas été en mesure de prendre M. D en main dès le début, et son syndrome post-traumatique n'a été que renforcé (la preuve, hein, regardez où vous en êtes, M.D bon alors vous avez votre DEUG d'accord c'est bien mais je vais vous dire un truc, moi: le DEUG ça n'existe plus alors bon vous pouvez toujours présenter un DEUG à quelqu'un, mais vous aurez pour toute réponse un coup de pied au c_l avec: "on n'apprend pas la grimace à un vieux singe sur la tête d'une mouche avec un marteau"). Bref, M. D n'a pas su quoi répondre face à ce conseiller qui, croyant qu'il avait à faire à un futur ingénieur en puissance (bons résultats, bonne tête, bon lycée, bons parents, j'en passe et des meilleures), lui a enjoint de s'inscrire en prépa... dans le lycée où il allait, in extremis (et je pèse mes mots, on a eu chaud, Monsieur D et moi), faire la connaissance d'un encore-plus-dépravé-que-lui, M. B (alias, l'auteur de ces lignes). Alors il peut remercier le conseiller d'orientation, M. D, car sinon... heu... disons que ce blog n'existerait pas (ce blog étant le symbole de quelque chose que je n'ose même plus nommer "amitié" depuis les cours de français en prépa et les ambiguités recensées dans les ouvrages obligatoires).
Mais n'allons pas trop vite. Comme vous l'aurez remarqué au terme de votre lecture, M. D a le don pour faire monter les statistiques d'échec en prépa, en médecine (et je m'arrête là, je ne doute pas que ce soit définitif, hein Monsieur D., parce que vous allez découvrir la BU l'année prochaine), bref partout où il passe. Il est même capable de fausser toutes les moyennes du premier trimestre de prépa à Tours, puisque M. B — qui avait pourtant tout fait pour y arriver — se retrouve 43è sur 44, avec la pôle-position pour... cet éternel absent qu'est M. D.
M. D est donc arrivé au lycée Descartes à Tours, avec, déjà, une ambition inconsciente: tout faire pour que ça foire. Après une première khole où il a quand même réussi à majorer et à écraser LeM qui croyait dur comme fer qu'il aurait la fonction tangente, il s'est vaguement amusé à recopier les raisonnements de son voisin de galère, un certain LeM — le même que la première khole, car il n'est pas rancunier — (ah c'est rigolo ça, lui il s'appelle LeM et moi c'est M c'est rigolo ça hein tiens TA GUEULEEEEEEE!!!). Puis il s'est rendu compte que les raisonnements de LeM n'étaient en fait que le résultat, et qu'il avait l'air con, Monsieur D, avec des résultats sortis de nulle part (en tout cas certainement pas de sa tête). Alors M. D a fini par échouer au fond de la classe, derrière un poteau, et il a soudain ouvert les yeux: tout à coup, son oeuvre à Descartes arrivait à échéance, et il lui fallait se casser au plus vite. Remarquez bien que, inconsciemment, il s'était déjà rapproché de la porte. Ce jour là, avec une VRP de Décathlon au tableau expliquant que "décidément les résultats de DS de Maths n'étaient pas bons" (et surtout pour M. B d'ailleurs hein mais lui on se demande pourquoi il vient en cours s'il n'a pas décidé de travailler), M. D et M. B ont engagé un dialogue charnière, comme celle (la charnière) de la porte derrière Monsieur D, qui, prenant un faux air de bon élève affirma ce jour-là à Monsieur B dépité: "moi je me casse". Donc cet échange n'a plus cessé depuis. Enfin plutôt si, il a cessé dès le lendemain, car M.D est effectivement parti dès l'heure suivante, comme ça, à la manière d'un singe qui va se cacher quand il a fait une bêtise (car il n'avait pas la conscience tranquille, Monsieur D, d'avoir laissé un ami tout seul avec des fous).
M. D s'est donc retrouvé à la fac de médecine, avec plusieurs semaines de retard (oui, déjà...) sur le programme, qu'il a rattrapé comme un plombier polonais travaillant de nuit dans une succursale d'Adequat (tel 01 48 05 56 33). Là, M. D a surpris tout le monde: sa situation était lamentable, certes, mais M. D a réussi à la faire tenir, et il s'en est sorti (enfin, sorti, au sens littéral du terme). Oui une situation pitoyable, M. D enfourchant son vélo le matin, avec des chemises de trois jours, manquant de se prendre sur le chemin un VTT conduit par un certain Roger ("ahhhh, c'est un peu trop bien j'ai mis la direction assistée sur mon vélo hein"), et arrivant dans un amphi fermé, où forcément toutes les vapeurs d'alcool (et autres) de M. D lui ont permis d'acquérir une forte réputation dans la promo. Il faut préciser en outre que M. D, dans ces moments déjà pas glorieux, se permettait de l'ouvrir, les bras levés vers le ciel, affirmant par exemple avec une assurance sans nom (et complètement risible): "Ahh, mais on l'a déjà vu tout ça!!".
Bref tout le monde dit que seuls les rats survivraient à une attaque nucléaire, mais je vous livre en exclu que les rats ET MONSIEUR D survivraient à une attaque bactériologique perpétrée par des Chomiennards. Sa force de reconversion lui a en effet permis de rebondir, peut-être d'ailleurs un peu trop puisque M. D s'est rétamé la gueule par terre à cause d'un numerus clausus de merde (et parce que des jeunes étudiantes brillantes —forcément des femmes, hein, n'oubliez pas que c'est Monsieur B, avec tout son ressentiment, qui écrit — lui avait grillé la priorité à l'examen), une première fois (disons que c'est courant), puis une deuxième fois, car il faut faire les choses bien (et là, disons que c'est compréhensible).
Mais la très impressionnante capacité d'adaptation (ou, plus à la mode: la fle-xi-bi-li-té) de M. D est alors intervenue à nouveau. M. D. est définitivement un ancien singe (oui, Mme D, je suis navré de devoir vous l'apprendre) reconverti à de multiples reprises donc d'abord en épluchage de peaux humaines (phase d'apprentissage) à l'Université François Rabelais de Tours (heinnn??? la fac??), comme nous l'avons vu précédemment, puis en épluchage de carottes dans la même université (au sous-sol, pour la cantine du staff). Accessoirement il a pris une inscription — en plus de son CDD d'hotellerie, car M. D a depuis toujours le goût pour les doubles compétences — dans le domaine juridique (c'est la même chose que l'épluchage de carottes, sauf qu'on utilise des mots, c'est un peu plus intellectuel, pour ceux qui ne suivent pas).
Il faut d'ailleurs préciser qu'à ses heures perdues, M. D s'entraîne tout seul à l'épluchage, et de préférence chez les autres (car il sait très bien que cet entraînement cause des dégats), le (petit) problème étant qu'il essaye d'éplucher les murs de l'appartement de son pote (comprendre: "enlever le papier-peint" mais chut, car l'ami hésite même à revendre son animal domestique qu'il croit en cause dans l'histoire). Cette crise nocturne, il ne l'explique pas lui-même. Alors après, M. D, n'allez pas me faire croire que tout va bien alors que vous êtes un maniaco-dépressif en phase terminale.
Mais aujourd'hui M. D a délaissé son CDD au sous-sol pour s'investir au maximum dans son droit. Aussi, il semble être sur une rampe de lancement, mais reste à savoir où il va atterir, et surtout: comment. Car à n'en pas douter, la mission de Monsieur D va prendre un tournant majeur à la rentrée prochaine, où il va devoir intégrer un des groupes de première année. Vous me direz, mais pourquoi intégrer des premières années alors qu'il entrera dans sa troisième? C'est à cet étape du parcours chaotique de Monsieur D que nous apparaît bien plus évidente encore sa difficulté à savoir ce qu'il fait.
Car Monsieur D, inconsciemment, a cherché à reproduire les échecs qui caractérisent son parcours. Lors du premier cours d'introduction au droit, un professeur a précisé avec force l'importance de se tenir à jour et de lire le maximum de droit, en passant évidemment par le temple de la connaissance juridique, le Saint Graal de l'étudiant en droit, la Bibliothèque Universitaire (ou BU). Le professeur en question a d'ailleurs proposé aux étudiants de son amphi de le suivre jusqu'à la BU pour une petite initiation à la recherche documentaire. 99,7% des étudiants se sont exécutés, avides de savoir où est l'étage du droit à la BU et comment rechercher dans le Recueil Dalloz. Or, avec son esprit de contradiction, Monsieur D n'a pas pu s'empêcher de crier: "mais on l'a déjà vu, ça!" (et oui, vous avez déjà LU ça aussi) avant de s'enfiler un sandwich (car il était 12h, et Monsieur D mange un sandwich à midi, c'est comme ça) en attendant le retour des étudiants désormais avisés. Vous l'aurez compris, Monsieur D, étudiant en droit, n'a jamais mis les pieds à la BU, ou plutôt n'a jamais mis les pieds à l'étage consacré au droit à la BU de l'université de Tours. C'est incompréhensible, c'est lamentable, c'est nul, mais "bon voilà, Monsieur D, vous faites du tourisme dans vos études de droit" et il va falloir faire quelque chose. Le souci avec Monsieur D, c'est qu'il est brillant quand il s'y met (et surtout quand il lit des mots et que ça l'intéresse, ce en quoi il est totalement en phase avec Monsieur B) et que, de fait, il a eu ses examens malgré ce lourd handicap qu'est la méconnaissance de la recherche documentaire juridique (vaste programme). Avec les espoirs nés de sa réussite (chose pour laquelle il n'a jamais été préparé) jusqu'à présent dans ses études juridiques, il envisage même une formation dite "Double Compétence" (sic et resic), car au delà de deux compétences Monsieur D est largué. Monsieur D a ainsi obtenu de l'université de Tours qu'on crée un Master rien que pour lui, qui permettrait de ne pas faire que du droit mais pas non plus que de la bioch.
Mais en dépit (voire, en partie grâce à) de ces aventures (mais non, pas celles-là, d'aventures, Mme D, enfin!), Monsieur D. est quelqu'un de bien. Non pas un brave type, un mec sympa, mais bien plus que ça. C'est Monsieur D, l'unique, l'exceptionnel, Monsieur D, quoi, avec son intelligence, sa pertinence, sa clarté d'esprit, sa lucidité, sa culture, ses coups de gueule, ses imitations de PJ, et (last but not least) sa compassion quand il regarde Monsieur B, qui lui demande, les yeux brillants, et pour la troisième fois en 4 minutes 34: "tu fumes, toi?" (variante du "il est où le hakik"). La gentillesse (et on va arrêter là avec les adjectifs flatteurs parce que bon, Monsieur D, vous avez arrêté la prépa hein) de Monsieur D aura aussi permis à Monsieur B. de prendre conscience de son propre état et de se libérer des chaînes de l'addiction dans laquelle il était plongé, à savoir la consommation déraisonable de raisins secs. Bref, même si vous vous êtes déjà autoproclamé comme tel (usurpateur de titre! un petit coup d'expropriation de fait, un tout petit coup d'indemnisation et hop), la palme du meilleur ami toutes catégories vous revient, Monsieur D.
Je vous adresse, M. D et Mme D. ma sincère reconnaissance pour votre approvisionnement en pommes séchées. Soyez en remerciés jusqu'à nouvel ordre (ce qui signifie: jusqu'à ce que la place des pommes séchées ait pris celle des raisins secs il y a quelques mois, soit celle d'une drogue).
07.07.2005
Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris libéré (des J.O 2012) !
Voilà, le leitmotiv de l'Empire Romain "du pain et des jeux" repris à la sauce parisienne, se termine ainsi : Pour le pain, vous aurez toujours droit au Restos du coeur (non parce que pour organiser des jeux, on a de l'argent mais de là à filer à bouffer à la populace faut pas rêver quand même) et puis pour les jeux s'est bel et bien râpé olympiquement parlant cela s'entend bien sûr, parce que pour ce qui est du beach soccer à Paris-Plage, on remet ça bientôt vous en faîtes pas.
07:34 Publié dans Brèves de comptoir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.06.2005
Réflexions profondes
Pourquoi peux-tu avoir une pizza à ta maison plus vite qu'une ambulance?
Pourquoi y a t'il a un stationnement pour handicapés en face des patinoires?
Pourquoi les gens commandent un double cheeseburger, des grosses frites et un coca light ?
Pourquoi achetons-nous des saucisses à hot dog en paquet de 10 et des pains à hot dog en paquet de 8 ?
Pourquoi les femmes ne peuvent se mettre du mascara la bouche fermée?
Pourquoi le mot " abréviation " est si long ?
Pourquoi pour arrêter Windows on doit cliquer sur Démarrer ?
Pourquoi le jus de citron est fait de saveurs artificielles et le liquide à vaisselle est fait de vrais citrons ?
Pourquoi il n'y a pas de nourriture pour chat à saveur de souris ?
Pourquoi ils stérilisent l'aiguille qui sert à l'euthanasie?
Vous connaissez ces boîtes noires indestructibles dans les avions....Pourquoi est-ce qu'ils ne fabriquent pas l'avion au complet dans ce matériau ?
Pourquoi, si voler est si sécuritaire, l'aéroport s'appelle le "terminal "?
Pourquoi est-ce qu'on appuie plus fort sur les touches de la télécommande quand les piles sont presque à plat ?
Pourquoi est-ce qu'on lave nos serviettes de bain : est-ce qu'on n'est pas sensés être propres quand on s'essuie avec ?
Pourquoi les pilotes kamikazes portent-ils un casque ?
Quand on étrangle un Schtroumpf, il devient de quelle couleur ?
Comment les panneaux " DEFENSE DE MARCHER SUR LA PELOUSE " arrivent-ils au milieu de celle-ci ?
Est-ce que les analphabètes ont du plaisir à manger un bouillon aux nouilles en forme de lettres ?
Quand l'homme a découvert que la vache donnait du lait, que cherchait-il exactement à faire à ce moment-là ?
Si un mot dans le dictionnaire est mal écrit, comment s'en apercevra-t-on ?
Pourquoi ce couillon de Noé n'a-t-il pas écrasé les deux moustiques ?
Est-ce que les ouvriers de chez Lipton ont aussi une pause café ?
Pourquoi les moutons ne rétrécissent pas quand il pleut ?
Pourquoi " séparés " s'écrit-il en un mot, alors que " tous ensemble " s'écrit en deux mots séparés ?
Pourquoi les établissements ouverts 24 heures sur 24 ont-ils des serrures et des verrous ?
Si un chat retombe toujours sur ses pattes, et si une tartine beurrée retombe toujours du cote du beurre, que se passe-t-il quand on attache une tartine beurrée sur le dos d'un chat et qu'on les jette par la fenêtre ?
(Ce n'est pas que de moi)
15:00 Publié dans 2. Le blog du Lutin teigneux : sa vie, etc.
Un grand merci au lutin teigneux pour ces "questions existentielles" et bonne chance pour son inscription dans le lycée de son choix.
Daru
16:40 Publié dans Brèves de comptoir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.06.2005
Urban legends : the incredible story of the "Plombier polonais"
A quand un reportage sur "l'homme à la raclette savonneuse" (le Roumain au feux rouges) ou sur la non moins fameuse "prostituée des pays de l'est" qui sont à Sarkosy "et Hutch " des espèces d'anti-Stakhanov européens, tout comme l'est celui qui, armé d'un débouche-chiottes terrorise le "fou du Puy" alias Phillippe "philou" de Villiers, j'ai nommé le "PLOMBIER POLONAIS" of course.
P:S :Si le plombier polonais est une menace, alors pouquoi personne n'a jamais rien fait contre Mario et Luigi, qui en plus se trimballent avec un ersatz du concombre masqué comme animal de compagnie : Yoshi (mais que fait la SPA ?)Daru

L'après-référendum
Le plombier polonais, fossoyeur du oui
Naissance et propagation d'un mythe de campagne qui a vampirisé le référendum.
Par Jean-Pierre THIBAUDAT
samedi 11 juin 2005 (Liberation - 06:00)
«Qui c'est ? C'est le plombier», serinait Fernand Raynaud dans l'un de ses sketchs fameux. «Qui c'est ? C'est le plombier polonais», a-t-on répété à satiété tout au long de la campagne sur le référendum. Il y a trois mois, on n'en avait jamais entendu parler. Pourquoi lui ?
C'est Philippe de Villiers qui l'invente le 14 mars en réagissant aux déclarations du président de la Commission européenne José Manuel Barroso, qui venait de maintenir sa position sur la directive Bolkestein portant sur la libéralisation des services. Le maintien, cela veut dire que «le principe du pays d'origine [...] permettra à un plombier polonais de venir travailler en France avec un salaire et la protection sociale de son pays d'origine», explique-t-il. Villiers voulait des exemples concrets. Avec son staff, il a imaginé le «plombier polonais» mais aussi le «maçon letton» et le «jardinier estonien».
Eaux troubles. Derrière ces figures, en loucedé, «la peur de l'étranger», ce vestibule de la haine où la xénophobie fait son lit. L'image du plombier polonais passe inaperçue. Jusqu'au 6 avril. Ce jour-là, l'ex-commissaire européen Frits Bolkestein vient à Paris s'expliquer lors d'une conférence de presse hypermédiatisée. Pince-sans-rire, il déclare souhaiter chez nous la présence de «plombiers polonais pour faire du travail, parce que c'est difficile de trouver un électricien ou un plombier là où j'habite dans le nord de la France» (il possède une modeste maison de campagne à Ramoussies, près de Maubeuge). L'expression est parlante, ramassée et fait référence à la vie quotidienne. Du pain bénit pour les journaux télévisés. Elle fait tilt. Bolkestein évoque aussi la «nounou tchèque». Elle fait flop.
On trouve toujours une nounou. Mais à l'heure du robinet qui fuit, le plombier est irremplaçable. Le sketch de Fernand Raynaud s'appuyait là-dessus («Qui c'est ? C'est le plâtrier» aurait fait un bide) et Bolkestein évoque une situation connue des électeurs français : on ne manque pas de plombiers, mais le bon est toujours pris ou jamais là quand on en a besoin. On peut repeindre soi-même son appartement, on connaît toujours un type qui sait bricoler le grille-pain qui vient de faire sauter les plombs, mais à l'heure de colmater une fuite sous l'évier, il n'y a qu'une solution : le plombier. Ce pompier de la domesticité, affublé de sa sacoche cylindrique, incarne la figure du sauveur. On le désire tellement qu'il devient désirable.
A l'heure du référendum s'impose à travers lui une figure contradictoire: désirable et indésirable, sauveur et envahisseur. On a besoin de plombiers, pas de ces étrangers qui «viennent nous enlever le pain de la bouche». Vieille antienne que connaissent bien les maçons portugais. Le plombier polonais barbote dans ces eaux troubles, ce qui ne déplaît pas à Villiers mais dépasse le pauvre monsieur Bolkestein.
Le 14 avril, il fait son entrée au Sénat par la bouche de Pierre-Yves Tremel (PS). «Je n'ai pas plus peur du plombier polonais que du maçon portugais», clame bientôt le député européen socialiste Bernard Poignant. Toute l'Europe s'y met. Le chef du gouvernement polonais, Marek Belka, évoque «les mythes contre lesquels il faut lutter». Sauf qu'on ne lutte pas contre un mythe. Bayrou juge qu'il y a «quelque chose de honteux» à «parler du plombier polonais» mais ce faisant, il en parle.
«Fantasme». Toute la France en parle. Au bureau, en famille, à la ville et aux champs, sur le Net, le plombier polonais devient un critère, un épouvantail, il incarne à lui seul une vision de l'Europe. Et les politiques assistent impuissants ou contents à sa propagation. Cambadélis (PS) juge «fatigante» la «traque au plombier polonais» mais ne peut l'enrayer. Personne ne peut. Le plombier polonais a beau rester en Pologne (les enquêtes prouvent que les Polonais qui travaillent en France sont plutôt peintres en bâtiment ou saisonniers à l'heure des vendanges), il envahit la France. «C'est un fantasme», insiste Pascal Lamy, qui parle de «plombier-phobie», et Giscard de tancer un exemple aussi «xénophobe que méprisant». Rien n'y fait. Car il y a longtemps que le plombier polonais a basculé dans l'imaginaire. Hollande, pour une fois drôle, dira le 25 mai qu'«il faudra un jour qu'on lui édifie une statue». Quatre jours après, avec sa clé anglaise, le plombier polonais terrassait le dragon européen.
18:25 Publié dans Brèves de comptoir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
P2P : la menace fantôme
Echanges sur internet: les auteurs obtiennent gain de cause aux Etats-Unis
La décision lundi de la Cour Suprême américaine sur le respect des droits d'auteur à l'ère du numérique inquiète l'industrie de la technologie, dont les innovations pourraient se heurter à davantage d'obstacles juridiques, potentiellement coûteux.
Dans un arrêt "MGM vs. Grokster" qui était le plus attendu depuis plus de vingt ans sur la question du droit d'auteur, la Cour suprême a estimé lundi que les exploitants de sites d'échange gratuit de fichiers numériques peuvent être considérés en infraction s'ils encouragent leurs usagers à se partager des copies non autorisées de chansons, films ou encore logiciels.
Les éditeurs de musique et les studios de Hollywood, qui se plaignent à leur tour du piratage permis par le développement de l'internet haut débit, ont salué cette décision unanime des neuf juges comme une grande victoire.
Du côté de la high-tech, les mines étaient plus déconfites, de nombreux commentaires insistant sur la période d'incertitudes qu'ouvre cet arrêt pour les développeurs de systèmes P2P (permettant l'échange de données de pair à pair, soit directement entre ordinateurs) ou de technologies annexes.
"La Cour n'a pas dit grand chose pour éclairer les innovateurs et industriels sur la manière d'éviter les plaintes liées à la violation du droit d'auteur avec leurs produits et services légitimes", a regretté Gary Shapiro, de la Consumer Electronics Association, qui dit représenter plus de 2.000 entrepreneurs dans l'électronique grand public.
"Les innovateurs doivent désormais envisager des nouvelles règles obscures et des coûts juridiques potentiellement exorbitants avant de commercialiser leur produit, voire même avant de faire avancer une idée innovante", a-t-il ajouté.
Pour Richard Taranto, qui a défendu les arguments de Grokster et Streamcast Networks (maison-mère du site Morpheus), les neuf juges ont donné aux industriels de la technologie "une feuille de route très difficile" en essayant d'établir "une norme à multiples paramètres", chargée de déterminer quelles sont les intentions du développeur d'un logiciel ou d'un appareil.
Tout serait désormais jugé à l'aune de ce que souhaitent ou autorisent les propriétaires de droits d'auteur, ont même dénoncé certains partisans du P2P. Matthew Neco, directeur juridique de Streamcast, a parlé de décision "orwellienne", avec Hollywood dans le rôle de "Big Brother".
Selon Sacha Wunsch-Vincent, expert des nouvelles technologies et du numérique à l'OCDE, "il faut regarder le jugement en détail et éviter de tirer des conclusions trop rapides".
Certes cela rend à priori l'environnement plus flou pour le développement technologique, mais le secteur peut néanmoins se réjouir que le jugement "Sony Betamax" de 1984 n'ait "semble-t-il pas été remis en cause du tout" lundi, a poursuivi M. Wunsch-Vincent.
Comme la Cour suprême l'avait décidé il y a 21 ans à propos des magnétoscopes de Sony --fustigés à l'époque par les studios Universal--, un produit n'est pas condamnable par principe parce qu'il permet aussi, à côté de ses usages légaux, de violer les droits d'auteur.
En revanche la Cour suprême a signifié à Grokster et Morpheus que, lorsque leur dossier reviendra devant une juridiction inférieure, il leur faudra prouver qu'ils n'ont pas attiré leurs usagers avec la promesse de fermer les yeux sur de telles infractions.
C'est là que risquent de commencer les vraies difficultés. Car le modèle économique des sites du type Kazaa ou Grokster "n'est fondé que sur l'attrait de la publicité" grâce à de bons chiffres de fréquentation, souligne un expert qui préfère taire son nom.
Louis Bonham, juriste texan spécialiste du droit d'auteur, a pour sa part prédit la fermeture "très rapide" de certains sites
17:56 Publié dans Brèves de comptoir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.06.2005
Raffarin garde "la positive attitude"
Raffarin n'a pas toujours été vieux et rabougri, non il a aussi été jeune (et rabougris) en voici la preuve :
Raffarin à déjà dans le sang la "positive attitude" (sorte de Tai Chi moderne élaboré par le philosophe Lorie et qui permet de garder le moral en toutes circonstances, indispensable donc pour tout bon 1er ministre), le voici d'ailleurs à Woodstock chantant devant une foule de "Babas" en délire.
... et revoici notre bon J-P dans ses oeuvres, 30 ans plus tard, prônant toujours la "positive attitude" mais s'adressant cette fois à un autre public qu'il appellera affectueusement la "France d'en bas.
14:00 Publié dans Brèves de comptoir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les miraculés du supermarché
Qu'est-ce qu'un miraculé de supermarché ?




Très simple, le miraculé de supermarché est le type qui se gare sur une place "handicapé" et lorqu' il sort de la voiture... MIRACLE! Il est debout sur ses deux jambes, en parfaite santé.

Ainsi, il semblerait que les parkings de supermarché soient à l'origine de plusieurs centaines de miracles par an et donc leader sur le marché du "MIRACLE" loin devant Lourdes qui, tout de même résiste très bien aux supermarchés, grâce a un merchandising hautement compétitif (eau de Lourdes à teneur garantie en minéraux, déclinable en bidon de 5 L, 10 L ou 15 L , christ en plastic parfumé spécial rétroviseur d'intérieur ou encore le célèbre gâteau aux osties fabriqué par Tipiac (les fameux "pirates" voleurs de recettes).
13:30 Publié dans Brèves de comptoir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




