14.02.2006

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16.06.2005

L'art difficile (voir périlleux) de la vie de couple

"Ah les filles c'est joli, c'est gentil, c'est pratique, c'est utile, c'est très agréable"... Bref vu comme ça, ça a l'air vachement bien une fille.

Oui mais (car dans toute bonne chose, il y a toujours un "mais"), une fille ça ne sait jamais ce que ça veut, ça vous ennuie parfois avec des histoires dont les hommes s'efforcent de suivre la trame tout en se demandant "mais de quoi elle parle, où veut-elle en venir (mais le sait elle vraiment, où elle veut en venir?)"

De plus les filles pratiquent un art martial ancestral qui est d'une redoutable efficacité, il le faut le reconnaître: l'art du "j'ai (presque) toujours raison absolue". Qu'est ce que c'est?

Très simple: quoiqu'il arrive l'homme sûr de lui et de sa bonne foi se retrouve en moins d'une seconde adossé au mur, ne sachant plus quoi répondre et voyant devant lui une défaite inéluctable se profiler à l'horizon (alors que, merde il le connaissait son sujet, il savait qu'il avait bien agi, qu'on ne pouvait rien lui reprocher, que c'est pas de sa faute à lui s'il est rentré bourré). Oui certes, mais c'était sans compter sur la maîtrise totale de la part de sa copine de cette art martial, de cette sorte d'aikido verbal qui ne laisse aucune chance à l'adversaire, le contraint à l'acceptation de sa défaite sans toutefois lui causer aucun dommage corporel ni en l'espèce aucun dommage moral insurmontable (sauf bien-sûr quand elles utilisent cet aikido verbal en le détournant de son but et de son esprit [1] pour vous laisser tomber, ce qui vous plonge dans un grand désarroi messieurs bien compréhensible).

Mais quoiqu'il arrive, on ne peut pas nier le fait que les filles sont bien plus subtiles que les hommes qui, eux, parfois pratiquent un art martial bien plus brutal qui, lui, laisse des traces corporelles et psychologiques quasi-indélebiles, je veux parler de cet art (mais peut-on parler d'un "art" ?) martial qui est la violence verbale (le fameux "espèce de salope" d'ailleurs très utilisé pour désigner le sexe soit-disant faible dans certaines de nos contrées que l'on appelle des banlieues difficiles), la violence verbale, sorte de ceinture blanche (ou premier niveau pour ceux qui ne pratiquent pas un art martial quelconque) de cet "art" martial et qui, si l'homme est besogneux, peut déboucher sur de la violence physique (la ceinture noire ou stade ultime de la connerie masculine).

[1] Peut-être ceci explique-t-il la présence quasi-monopolistique du sexe dit "faible" dans les facs ("Ah, les facs") de droit... On commence à leur inculquer dès le début de leurs études (l'ex-DEUG 1) que la Constitution française n'existe que par la pratique ("Ah, la pratique"...), toujours détournée de son texte, de son but, de son esprit. Forcément, effet boule de neige obligeant, cette considération purement juridique (et pas merdique du tout) teinte leur pratique du Aikido... C'est sûrement très primaire (mais est-ce si surprenant? spéciale dédicace à Mme D.), mais les hommes sont désemparés face à ça. "Une bonne claque dans la gueule", vous dis-je... Reste à savoir de quel côté provient la claque, c'est comme la serpillière de l'Oratoire finalement...