14.02.2006

La suite...

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14.07.2005

Monsieur D, Mission Impossible III

Daru présente en exclusivité le parcours de Monsieur D., parcours chaotique s'il en est, comme vous allez le constater. Attention les yeux (et la tête car c'est plutôt long).

Au sortir du bac (voir la note sur la pseudo surdouée), M. D. ne savait pas quoi faire; vous me direz, quoi de plus normal, finalement, pour un nouveau bachelier. Le problème est que cette incertitude n'a jamais quitté M. D. Il n'a jamais su quoi faire, le pauvre. Sûrement un syndrome post-traumatique, mais la psychologie estampillée Carrefour c'est pas ici.

Malheureusement pour lui, M. D a consulté un conseiller d'orientation, qui comme tous les autres conseillers d'orientation, avait suivi pour exercer son métier (enfin peut-on appeler ça un métier?) une formation (très légère) en psychologie. Ce conseiller d'orientation n'a pas été en mesure de prendre M. D en main dès le début, et son syndrome post-traumatique n'a été que renforcé (la preuve, hein, regardez où vous en êtes, M.D bon alors vous avez votre DEUG d'accord c'est bien mais je vais vous dire un truc, moi: le DEUG ça n'existe plus alors bon vous pouvez toujours présenter un DEUG à quelqu'un, mais vous aurez pour toute réponse un coup de pied au c_l avec: "on n'apprend pas la grimace à un vieux singe sur la tête d'une mouche avec un marteau"). Bref, M. D n'a pas su quoi répondre face à ce conseiller qui, croyant qu'il avait à faire à un futur ingénieur en puissance (bons résultats, bonne tête, bon lycée, bons parents, j'en passe et des meilleures), lui a enjoint de s'inscrire en prépa... dans le lycée où il allait, in extremis (et je pèse mes mots, on a eu chaud, Monsieur D et moi), faire la connaissance d'un encore-plus-dépravé-que-lui, M. B (alias, l'auteur de ces lignes). Alors il peut remercier le conseiller d'orientation, M. D, car sinon... heu... disons que ce blog n'existerait pas (ce blog étant le symbole de quelque chose que je n'ose même plus nommer "amitié" depuis les cours de français en prépa et les ambiguités recensées dans les ouvrages obligatoires).

Mais n'allons pas trop vite. Comme vous l'aurez remarqué au terme de votre lecture, M. D a le don pour faire monter les statistiques d'échec en prépa, en médecine (et je m'arrête là, je ne doute pas que ce soit définitif, hein Monsieur D., parce que vous allez découvrir la BU l'année prochaine), bref partout où il passe. Il est même capable de fausser toutes les moyennes du premier trimestre de prépa à Tours, puisque M. B — qui avait pourtant tout fait pour y arriver — se retrouve 43è sur 44, avec la pôle-position pour... cet éternel absent qu'est M. D.

M. D est donc arrivé au lycée Descartes à Tours, avec, déjà, une ambition inconsciente: tout faire pour que ça foire. Après une première khole où il a quand même réussi à majorer et à écraser LeM qui croyait dur comme fer qu'il aurait la fonction tangente, il s'est vaguement amusé à recopier les raisonnements de son voisin de galère, un certain LeM — le même que la première khole, car il n'est pas rancunier — (ah c'est rigolo ça, lui il s'appelle LeM et moi c'est M c'est rigolo ça hein tiens TA GUEULEEEEEEE!!!). Puis il s'est rendu compte que les raisonnements de LeM n'étaient en fait que le résultat, et qu'il avait l'air con, Monsieur D, avec des résultats sortis de nulle part (en tout cas certainement pas de sa tête). Alors M. D a fini par échouer au fond de la classe, derrière un poteau, et il a soudain ouvert les yeux: tout à coup, son oeuvre à Descartes arrivait à échéance, et il lui fallait se casser au plus vite. Remarquez bien que, inconsciemment, il s'était déjà rapproché de la porte. Ce jour là, avec une VRP de Décathlon au tableau expliquant que "décidément les résultats de DS de Maths n'étaient pas bons" (et surtout pour M. B d'ailleurs hein mais lui on se demande pourquoi il vient en cours s'il n'a pas décidé de travailler), M. D et M. B ont engagé un dialogue charnière, comme celle (la charnière) de la porte derrière Monsieur D, qui, prenant un faux air de bon élève affirma ce jour-là à Monsieur B dépité: "moi je me casse". Donc cet échange n'a plus cessé depuis. Enfin plutôt si, il a cessé dès le lendemain, car M.D est effectivement parti dès l'heure suivante, comme ça, à la manière d'un singe qui va se cacher quand il a fait une bêtise (car il n'avait pas la conscience tranquille, Monsieur D, d'avoir laissé un ami tout seul avec des fous).

M. D s'est donc retrouvé à la fac de médecine, avec plusieurs semaines de retard (oui, déjà...) sur le programme, qu'il a rattrapé comme un plombier polonais travaillant de nuit dans une succursale d'Adequat (tel 01 48 05 56 33). Là, M. D a surpris tout le monde: sa situation était lamentable, certes, mais M. D a réussi à la faire tenir, et il s'en est sorti (enfin, sorti, au sens littéral du terme). Oui une situation pitoyable, M. D enfourchant son vélo le matin, avec des chemises de trois jours, manquant de se prendre sur le chemin un VTT conduit par un certain Roger ("ahhhh, c'est un peu trop bien j'ai mis la direction assistée sur mon vélo hein"), et arrivant dans un amphi fermé, où forcément toutes les vapeurs d'alcool (et autres) de M. D lui ont permis d'acquérir une forte réputation dans la promo. Il faut préciser en outre que M. D, dans ces moments déjà pas glorieux, se permettait de l'ouvrir, les bras levés vers le ciel, affirmant par exemple avec une assurance sans nom (et complètement risible): "Ahh, mais on l'a déjà vu tout ça!!".

Bref tout le monde dit que seuls les rats survivraient à une attaque nucléaire, mais je vous livre en exclu que les rats ET MONSIEUR D survivraient à une attaque bactériologique perpétrée par des Chomiennards. Sa force de reconversion lui a en effet permis de rebondir, peut-être d'ailleurs un peu trop puisque M. D s'est rétamé la gueule par terre à cause d'un numerus clausus de merde (et parce que des jeunes étudiantes brillantes —forcément des femmes, hein, n'oubliez pas que c'est Monsieur B, avec tout son ressentiment, qui écrit — lui avait grillé la priorité à l'examen), une première fois (disons que c'est courant), puis une deuxième fois, car il faut faire les choses bien (et là, disons que c'est compréhensible).

Mais la très impressionnante capacité d'adaptation (ou, plus à la mode: la fle-xi-bi-li-té) de M. D est alors intervenue à nouveau. M. D. est définitivement un ancien singe (oui, Mme D, je suis navré de devoir vous l'apprendre) reconverti à de multiples reprises donc d'abord en épluchage de peaux humaines (phase d'apprentissage) à l'Université François Rabelais de Tours (heinnn??? la fac??), comme nous l'avons vu précédemment, puis en épluchage de carottes dans la même université (au sous-sol, pour la cantine du staff). Accessoirement il a pris une inscription — en plus de son CDD d'hotellerie, car M. D a depuis toujours le goût pour les doubles compétences — dans le domaine juridique (c'est la même chose que l'épluchage de carottes, sauf qu'on utilise des mots, c'est un peu plus intellectuel, pour ceux qui ne suivent pas).

Il faut d'ailleurs préciser qu'à ses heures perdues, M. D s'entraîne tout seul à l'épluchage, et de préférence chez les autres (car il sait très bien que cet entraînement cause des dégats), le (petit) problème étant qu'il essaye d'éplucher les murs de l'appartement de son pote (comprendre: "enlever le papier-peint" mais chut, car l'ami hésite même à revendre son animal domestique qu'il croit en cause dans l'histoire). Cette crise nocturne, il ne l'explique pas lui-même. Alors après, M. D, n'allez pas me faire croire que tout va bien alors que vous êtes un maniaco-dépressif en phase terminale.

Mais aujourd'hui M. D a délaissé son CDD au sous-sol pour s'investir au maximum dans son droit. Aussi, il semble être sur une rampe de lancement, mais reste à savoir où il va atterir, et surtout: comment. Car à n'en pas douter, la mission de Monsieur D va prendre un tournant majeur à la rentrée prochaine, où il va devoir intégrer un des groupes de première année. Vous me direz, mais pourquoi intégrer des premières années alors qu'il entrera dans sa troisième? C'est à cet étape du parcours chaotique de Monsieur D que nous apparaît bien plus évidente encore sa difficulté à savoir ce qu'il fait.
Car Monsieur D, inconsciemment, a cherché à reproduire les échecs qui caractérisent son parcours. Lors du premier cours d'introduction au droit, un professeur a précisé avec force l'importance de se tenir à jour et de lire le maximum de droit, en passant évidemment par le temple de la connaissance juridique, le Saint Graal de l'étudiant en droit, la Bibliothèque Universitaire (ou BU). Le professeur en question a d'ailleurs proposé aux étudiants de son amphi de le suivre jusqu'à la BU pour une petite initiation à la recherche documentaire. 99,7% des étudiants se sont exécutés, avides de savoir où est l'étage du droit à la BU et comment rechercher dans le Recueil Dalloz. Or, avec son esprit de contradiction, Monsieur D n'a pas pu s'empêcher de crier: "mais on l'a déjà vu, ça!" (et oui, vous avez déjà LU ça aussi) avant de s'enfiler un sandwich (car il était 12h, et Monsieur D mange un sandwich à midi, c'est comme ça) en attendant le retour des étudiants désormais avisés. Vous l'aurez compris, Monsieur D, étudiant en droit, n'a jamais mis les pieds à la BU, ou plutôt n'a jamais mis les pieds à l'étage consacré au droit à la BU de l'université de Tours. C'est incompréhensible, c'est lamentable, c'est nul, mais "bon voilà, Monsieur D, vous faites du tourisme dans vos études de droit" et il va falloir faire quelque chose. Le souci avec Monsieur D, c'est qu'il est brillant quand il s'y met (et surtout quand il lit des mots et que ça l'intéresse, ce en quoi il est totalement en phase avec Monsieur B) et que, de fait, il a eu ses examens malgré ce lourd handicap qu'est la méconnaissance de la recherche documentaire juridique (vaste programme). Avec les espoirs nés de sa réussite (chose pour laquelle il n'a jamais été préparé) jusqu'à présent dans ses études juridiques, il envisage même une formation dite "Double Compétence" (sic et resic), car au delà de deux compétences Monsieur D est largué. Monsieur D a ainsi obtenu de l'université de Tours qu'on crée un Master rien que pour lui, qui permettrait de ne pas faire que du droit mais pas non plus que de la bioch.

Mais en dépit (voire, en partie grâce à) de ces aventures (mais non, pas celles-là, d'aventures, Mme D, enfin!), Monsieur D. est quelqu'un de bien. Non pas un brave type, un mec sympa, mais bien plus que ça. C'est Monsieur D, l'unique, l'exceptionnel, Monsieur D, quoi, avec son intelligence, sa pertinence, sa clarté d'esprit, sa lucidité, sa culture, ses coups de gueule, ses imitations de PJ, et (last but not least) sa compassion quand il regarde Monsieur B, qui lui demande, les yeux brillants, et pour la troisième fois en 4 minutes 34: "tu fumes, toi?" (variante du "il est où le hakik"). La gentillesse (et on va arrêter là avec les adjectifs flatteurs parce que bon, Monsieur D, vous avez arrêté la prépa hein) de Monsieur D aura aussi permis à Monsieur B. de prendre conscience de son propre état et de se libérer des chaînes de l'addiction dans laquelle il était plongé, à savoir la consommation déraisonable de raisins secs. Bref, même si vous vous êtes déjà autoproclamé comme tel (usurpateur de titre! un petit coup d'expropriation de fait, un tout petit coup d'indemnisation et hop), la palme du meilleur ami toutes catégories vous revient, Monsieur D.

Je vous adresse, M. D et Mme D. ma sincère reconnaissance pour votre approvisionnement en pommes séchées. Soyez en remerciés jusqu'à nouvel ordre (ce qui signifie: jusqu'à ce que la place des pommes séchées ait pris celle des raisins secs il y a quelques mois, soit celle d'une drogue).

Orientation

Voilà, vous Monsieur D. vous êtes une de ces exceptions qui changent de goût, comme ça... Mon droit de réponse arrive, très cher (ou si vous préférez: espece de fgkjdfhglxdfh).

88% des bacheliers poursuivent leurs études mais, parfois, s'orientent mal

Après le bac, 88% des jeunes poursuivent des études supérieures mais toutes formations confondues, 14% d'entre eux changent de filière après la première année, une situation qui témoigne plus d'une méconnaissance des formations et des métiers que de soudains changements de vocation.

Une étude de la Direction de l'évaluation et de la prospective (DEP) du ministère de l'Education nationale, publiée mardi, montre également que 79,6% des étudiants confirment leur choix initial et 6,5% abandonnent totalement leurs études au cours, ou à l'issue, de l'année suivant l'obtention du bac.

"Beaucoup de candidats au bac s'inscrivent sans avoir soit bien réfléchi, soit bien pris conscience de ce qui les attendait", estime Nicolas Vannier, directeur de la rédaction des publications de Studyrama, un des organismes leaders de l'orientation.

"Ce sont rarement des gens qui changent de goût en six mois, ceux-là, on les trouve à bac +3 ou +4, c'est plutôt qu'ils n'ont pas saisi les implications des filières", explique-t-il à l'AFP.

Selon lui, l'aide à l'orientation "se fait mal en première et en terminale, les jeunes connaissent un peu les filières, mais mal les métiers". "On les voit, lâchés dans les salons d'orientation: ramasser des plaquettes ne permet pas à un jeune de voir ce que vont être ses futures années", analyse-t-il.

Si le taux d'échec en fin de première année reste très important à l'université, autour d'un sur deux selon la DEP, redoublants ou non, les étudiants sont plus fidèles au sport (Staps, 90% des étudiants poursuivent) et à la pharmacie (80%) qu'à l'administration économique et sociale par exemple (AES, 50%). Ce sont les filières lettres et sciences humaines qui attirent le plus les étudiants en quête de réorientation.

Les formations diplômantes courtes de type IUT (Institut universitaire de technologie) ou BTS (Brevet de technicien supérieur) confirment leur succès, drainant un tiers des jeunes au sortir du bac et en conservant neuf sur dix l'année suivante, précise l'étude. La proportion d'abandon d'études à l'issue d'une année de BTS ou d'IUT est respectivement de 6,2% et 2,3%.

De même, dans les classes préparatoires aux grandes écoles se déroulant sur deux années, l'immense majorité des préparationnaires (1 sur 10 les intègre après le bac) se réinscrivent en deuxième année, à l'exception notable des prépas littéraires. Celles-ci, ouvrant aux seuls et très sélectifs concours d'entrée aux écoles normales supérieures, sont désertées par la moitié de leurs effectifs entre les deux années.

"Dans les prépas scientifiques et commerciales, le changement de filière est plus rare et il est différent: les jeunes s'aperçoivent qu'ils ne sont pas prêts à fournir de tels efforts et ça leur semble trop ardu, c'est plus un problème d'échec que de choix", explique M. Vannier.

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Bac: près de 300 mails au médiateur de l'Education nationale sur deux sujets

Le médiateur de l'Education nationale, Jacky Simon, a reçu "entre 200 et 300 mails" de protestation contre le sujet de sciences du bac L sur l'avortement et le sujet de français du bac STT-STI sur la Petite Lily de Pierre Péret, a-t-on appris lundi auprès de son cabinet.

"Nous avons reçu à peu près une dizaine par jour depuis que les sujets sont tombés, c'est exceptionnel", a-t-on précisé au cabinet, ajoutant que, en temps normal, les réclamations concernant le bac portent essentiellement "sur la notation".

Une question - au choix avec une autre - de l'épreuve anticipée d'enseignement scientifique du bac L demandait aux élèves de "dégager des arguments en faveur de l'autorisation légale de l'IVG en France" et d'"argumenter l'idée selon laquelle l'avortement n'est pas considéré comme un moyen de contraception", à partir d'un article de quotidien affirmant notamment que "la contraception et, en cas d'échec, le recours à l'IVG ont permis le passage d'un modèle de maternité sous contrainte à celui de maternité choisie".

Quatre associations anti-avortement et la direction diocésaine de l'enseignement catholique de Paris (75.000 élèves, 25% de la population scolaire de la capitale) avaient immédiatement très vivement réagi.

"Contrairement à ce qu'on a dit, ce n'était pas une épreuve philosophique où on aurait demandé un avis sur l'IVG", avait déclaré quelques jours après Gilles de Robien, le ministre de l'Education nationale.

Quant aux élèves de premières STT et STI, ils devaient imaginer la lettre que "Lily", la petite Somalienne de la chanson, enverrait à ses parents un an après son arrivée à Paris et dénonçant "l'intolérance et le racisme dont elle est victime".

Les protestations sur ce sujet, en proportion moindre, ont également afflué dans la boite mail du médiateur, selon son cabinet.

Le syndicat enseignant Snalc-CSEN s'est insurgé dans un communiqué "contre le fait que ces postures ou opinions soient imposées aux candidats par le libellé du sujet".

Dans l'entourage de M. de Robien, on a reconnu que les deux sujets pouvaient "agacer" et que "ce genre de choses ne doit pas se reproduire".








Attention les âmes sensibles...








dd

17.06.2005

Chronique (ta mère) (4): le parcours décidément chaotique de M. D

Un peu de réflexion ne fait jamais de mal, à condition de savoir y faire (c'est toujours la même chose, c'est comme une grosse claque dans la gueule). Bref, "mais non, M. D", vous n'y pensez pas: comment voulez-vous que notre étudiant, celui de 11h, retrouve dans l'amphi celle qu'il a quitté (et viré) le matin alors que:

1- il était déjà en retard, il est arrivé tout juste à l'heure en cours
2- la fille était dépitée, il lui a donc fallu un temps de réaction, et je vous le précise, une étudiante passe toujours plus de temps dans une salle de bain qu'un étudiant.
3- (troisième partie du syllogisme juridiquement merdique): forcément derrière, la fille ne peut pas se retrouver devant l'étudiant, enfin!

Il va falloir revoir votre copie, M. D, à moins qu'une fois de plus vous ne jugiez préférable de vous retirer pour aller à la fac ("Ah, la fac") tel un Giscard sans âge, avec un "Au Revoir" asséné avec vigueur mais sans illusion pour votre honneur. Qu'en dites-vous?

M. B

PS: c'est de bonne guerre, moi j'ai pas de photo...

Chronique d'une journée d'étudiant 3 (the return of the student)

11h47 (et une poignée de secondes interminables plus tard) : ça y'est le flash salvateur, l'illumination divine, la prise de conscience surhumaine dans une tête d'étudiant encore dans son brouillard quotidien !!

"Mon dieu, mais cette fille je sais qui c'est !" ou plutôt à ce moment là de la journée l'étudiant pense : "Mais merde c'est l'autre mythomane de ce matin qui était dans mon plumard et que j'ai eu un mal fou a virer (ce n'est qu'au bout de la quatrieme fois que je m'acharnais a lui refermer la porte blindée sur les doigts qu'elle a enfin reconnue s'etre trompée,non mais sans blague espèce de pouffiasse !!) parce qu'elle croyait dur comme fer, que c'etait chez elle chez moi "tiens mais c'est vrai au fait c'etait vraiment chez elle, ah le CON ! ..."


12h25 : oui je sais, il a fallu exactement 38 minutes a l'étudiant pour arriver à s'en remettre mais ATTENTION là, il ne rigole plus du tout et il est bien décidé a lui demander un crayon coûte que coûte car le cours est sur le point de se terminer et l'étudiant voudrait quand meme bien pouvoir écrire son énième " fuck ta mer" sur la table (qui ressemble plus à un mur à déclarations et à "poèmes" façon chiottes d'aire de repos sur autoroute que à une table de cours dans un amphi)

Chronique d'une journée d'étudiant (2)

11h37: L'étudiant retrouve son ami, donc. C'est comme s'ils s'étaient quittés la veille, une belle chose (spéciale dédicace mon pote! ESPECE D'E*****). Mais d'ailleurs c'est peut-être le cas; ils se sont sûrement quittés la veille. En fait, l'étudiant, faut-il le préciser encore, n'est pas réveillé, bien que levé.

11h45: après quelques minutes à échanger avec son ami des bouts de phrase assez philosophiques du genre "t'as fini ton commentaire?" ou "c'est à quelle heure le cours de l'autre folle?", comprendre: la prof d'anglais, l'étudiant se décide ("enfin", disent les voisins) à se taire. Il faut dire que le doyen entre déjà dans l'amphi, mais l'étudiant n'y prête aucune attention. Le prof fait taire toute contestation (le très surprenant: "y peuvent pas fermer leurs gueules les deux au fond, là?"), et débute son heure et demie par un "Bien, reprenons..." qui, à la manière d'un Raffarin période pré-retraite à l'égard de son successeur, a le mérite de recadrer les choses (et les trop-ambitieux-qui-se-prennent-pour-le-premier-ministre-alors-que-chirac-a-encore-dit-ce-matin-qu'il-avait-confiance-en-moi). Nous retrouvons alors l'étudiant, il est 11h47, et il se rend compte avec horreur qu'il a oublié sa trousse (de toute façon, il a tout oublié, même d'où il est parti ce matin, la filière dans laquelle le conseiller d'orientation lui a dit de s'inscrire... ah non je m'égare là, la prépa c'était avant). Remarquez, c'est un excellent moyen d'aborder enfin la charmante demoiselle derrière qui il se place quasiment tous les jours (car il arrive toujours limite à l'heure). Il prend son courage de jeune con à deux mains et s'aventure: "Excuse-moi, t'aurais pas un crayon, s'te plaît?". La fille s'est retournée, alors que le prof entame la cinquième phrase du cours (vous imaginez son stress, trois mots perdus à jamais!) et rapidement elle lui tourne à nouveau le dos. C'est à peine si l'étudiant a vu quelque chose, et pourtant il est pris de vertige: tout est chamboulé. Il espère qu'il a mal vu, se frotte les yeux. Il imagine un instant que c'est son haleine d'Elephant (Fruité Shit Tron Vert, ah ah ah) qui lui porte préjudice (le dommage corporel étant précisément à l'étude ce jour-là dans l'amphi, que voulez-vous, l'association libre ça marche aussi en droit, c'est pas seulement pour les Psycho). Puis une poussée de chaleur le prend, il transpire, il suffoque presque: il a déjà vu, aujourd'hui même, ce visage. Mais où? Et quand?

La suite plus tard parce que là l'étudiant, même s'il a fini ses examens, est fatigué.

16.06.2005

Chronique d'une journée d'étudiant

11h00 : l'etudiant se lève et là, déjà, première question : "Mais merde ou est ce que je suis ?!" ou variante subtile possible "mais merde qui c'est à cote de moi ?!"

11h10 : 2 hypothèses possibles :

-soit l'inconnu c'est vous
-soit l'inconnue c'est elle et dans ce cas, il va falloir trouver une excuse bidon pour la virer de votre appart' plus communément appelé une garçonnière , un lupanar ou encore une tannière (tout dépend de l'entretien)


11h15 : La seconde hypothèse etait la bonne ( cette fois-ci vous vous en tirez bien) et apres avoir vainement tenté de mettre un nom sur un visage inconnu ( la mission du siècle) vous dites "euh machine va falloir que tu ramasses tes fringues et que tu te casses parce que la ,en fait, j'ai cours, car oui l'etudiant de fac (ah la fac !) a rarement cours avant 11h30 et fini sa journée estudiantine au plus tard, sur les coups de 15h30, dans un état lamentable : le regard vitreux, l'haleine de poney apres plusieurs jours passés loin de chez lui (mais d'ailleurs se souvient il encore ou c'est chez lui ?) et une vague odeur de plantes (apres s'etre envoyé dans le cornet sa quatrieme infusion d'elephant fruité gout SHIT tron-SHIT tron vert ah la bonne blague) incrusté dans les fibres de ses fringues (mais au fait, à qui sont réellement ces fringues pourraves que l'etudiant a trouvé a son réveil? Enfin le reveil de l'etudiant alcoolique ressemble plus à de la réanimation urgentiste qu' au réveil délicat de la belle au bois dormant,bref).

11h25 : L'étudiant est sous la douche qui s'est d'aillleurs transformée en lave vaisselle depuis que l' évier a decidé de vous trahir et de refuser de faire votre vaisselle tout seul (enfoiré d'evier).

11h30 : L'etudiant est deja dans la rue et là, STUPEUR!! Il ne sait pas du tout où il est (en fin de compte la première hypothèse etait la bonne et vous avez viré une fille qui etait chez elle et qui, vraissemblablement ,partage avec vous la même passion dévorante du ménage.

11h35 : Tant pis, l'étudiant prend un bus : "On verra bien où on arrivera" et puis les cours ne sont pas obligatoires alors...

11h36 : Surprise! Vous rencontrez un ami ("Enfin un visage connu depuis ce matin c'est rassurant dans cette ville de dingue" ).

La suite bientôt sur vos ecrans en attendant voici une photo d'un spécimen d'étudiant qui est tres coquet (et qui vit une histoire d'amour étrange avec... UNE CHEMISE, étonnant non ?