14.02.2006

La suite...

>>> zoopôlitikon

30.06.2005

La "Dream Team" de la République



Voici l'équipe de bras cassés qui (malheureusement) nous gouverne ou plutôt qui règne sur le royaume de France.



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22.06.2005

Bordel organisé (ou: le poids des mots)

Une pensée pour l'étudiante de l'IUT d'Orléans décédée suite aux tirs, en plein cours, d'un taré. Pas de mots, car ce n'est pas nécessaire.

L'heure est grave. Ce blog va fermer. Oh je vous vois déjà, M. D; je vous vois déjà Mme D. (vous qui semblez tant apprécier notre modeste contribution à la blogosphère): la sueur qui commence à poindre sur votre front, avec une question, un cri: "QUOI????". Oui il va fermer car en France la liberté d'expression peut etre menacée. Enfin c'est une hypothèse (qu'il va fermer), mais je crois que je ne vais pas arriver à faire dans le consensuel.

Non pas que je manque d'humour, mais aujourd'hui c'est comme ça. Bon d'accord à ma gauche, j'ai le soleil pour moi (et un peu sur ma peau, vive le jardin du Luxembourg), ma chaîne hifi pour faire chier le monde (car la fête de la musique, c'est tous les jours chez moi, welcome to hell!), ma belle qui est encore et toujours partie (oh pas si loin que ça, rassurez-vous), des résultats d'examens qui ne sauraient tarder (bon d'accord, je suis bon en anglais mais ça va hein), un travail pour... septembre (comment ça, glandeur?). Notez que si je place ma copine dans cette suite de choses que j'ai, c'est à dessein, c'est pour faire bien (comment ça, connard?).

Mais je divague et je parle de moi. L'heure est grave, autrement plus grave que le fait pour moi de ne pas avoir de télé (ça c'était pour le zeste de gauche qui me restait).

A ma droite donc, presque à l'extrême droite, là, tout au fond du couloir de la bêtise, au bout duquel une porte, toujours ouverte: la haine. Sarkozy, le pantin diablotin qui s'amuse et s'agite tout seul, joue avec les mots. Oh non, il ne joue pas sur les mots, c'est au contraire on ne peut plus clair. D'ailleurs il persiste et signe (c'est peut-être le plus affolant). "Nettoyer la cité des 4000 au Karcher". Comment ça, on n'a pas le droit de citer des marques sur ce blog? Et la marque "FCUK", tu connais? L'idée de remédier aux problèmes des cités (de cette cité là, en tout cas) est attractive, on s'y reconnait tous: qui veut que l'impunité perdure dans cette cité-là? (car il serait de toute façon trop ambitieux de dire: "toutes les cités"). Premier problème: ça reste une idée. Deuxième problème: "Nettoyer la cité des 4000 au Karcher".

C'est en effet cette phrase qui me fait réagir, qui me fait bondir, sortir de la torpeur dans laquelle la pollution parisienne m'a plongé depuis quelques jours. Un nettoyeur électrique haute pression à eau chaude, par exemple? Notez, le site officiel de Sarko est en maintenance: est-on en train de nettoyer? Sarko se justifie: en substance, il dit que face à des gens qui sont capables de tuer un gamin de 11 ans, parler de nettoyage est tout à fait approprié. Alors attendez, hein, je vais chercher mon dictionnaire (oui, celui que vous connaissez, M. D, le Littré).

"Nettoyer: 1. Nettoyer quelque chose, le rendre propre en le débarassant de tout ce qui le salit ou l'encombre. Nettoyer le parquet (= le balayer), les meubles (= les essuyer), les tapis (= les épousseter). — 2. Fam. Nettoyer quelqu'un, le priver de son argent, de ses biens. — 3. (1671). Nettoyer un lieu, le débarasser de gens dangereux, des ennemis qui s'y trouvent: La police a nettoyé le quartier où avaient eu lieu les agressions. (... reste sans intérêt).

Maintenant, utilisez votre tête: nettoyer au Karcher? Bah le sens 1, évidemment.

Je vous vois venir: "toi, tu es un bourgeois, Sarko parle le langage de la cité, c'est ainsi qu'il se fait comprendre, tu t'attaches à une expression, c'est une image" etc etc... "Du parler vrai", dit un député UMP aujourd'hui à l'assemblée. Mais oui, c'est ça, du parler vrai, on est face à du réel, face à une horreur: nettoyer un lieu avec un Karcher, ça implique de supprimer un homme, c'est nier qu'il soit un homme, qu'il soit quelqu'un, même quelqu'un de dangereux pour la société. Lisez donc "Surveiller et punir" de Michel Foucault ou encore "La Prison Républicaine" de Robert Badinter (ta gueule toi avec ton "espèce d'intello"). Sarkozy surfe sur une vague immonde, celle qui préexiste à la logique de la peine de mort. Celle qui dit que face à un mort, seule une mort peut être la réponse. Remarquez, c'est là son vrai visage.

"Ce qui vient des tréfonds de l'inconscient laisse le plus souvent sans voix. Et une société ne tient certainement le coup qu'en refoulant ce que pensent tous bas ceux qu'elle homogénéise, qu'en annulant la haine que le semblable porte au semblable, qu'en sublimant. Aucun discours, en tout cas, ne peut rivaliser avec le réel quand il se mesure à lui sur son terrain. Parce que tout n'est pas opinion, point de vue, matière à discussion. Les hommes politiques partagent la même illusion: ils croient avoir réponse à tout. Eh bien! il faut savoir qu'il y a des questions qui ne sont même pas mauvaises, parce qu'elles constituent en fait des réponses: les réponses du réel: "et si on tuait votre enfant sous vos yeux, vous ne seriez pas pour la peine de mort?". [L'homme politique qui demande ça aux victimes] s'adresse directement à ce qui peut faire d'elles des assassins.

En tout cas, une chose est sûre: c'est un excellent moyen de s'attirer les faveurs du vote FN. L'inclination pour les petites phrases choc, ça ne vous dit rien?

A toutes fins utiles, je vous précise que Sarkozy dispose d'une formidable renommée (enfin il paraît, hein, parce que moi qui suis un homme de la rue peux vous dire que ceux que j'ai croisé vont plutôt dans l'autre sens, pourquoi pas d'ailleurs avec un léger bras d'honneur dans la direction du seul homme politique actuellement au gouvernement - c'est lui-même qui en toute modestie l'affirme sans ambages). C'est en tout cas l'homme politique le plus susceptible malheureusement d'accéder au trône de France. Car à gauche, on ne forme pas une nouvelle tête, et surtout on ne trouve pas des idées politiques innovantes en 2 ans (surtout en partant du niveau -1). Allez, je plie bagage et je dégage (bon débarras, je vous entends). Direction: la Suisse. Euh, comment ça, panne générale d'électricité? "C'est quoi ce bordel?"

Pendant la guerre coloniale, en Algérie, c'est le bled que les paras français «nettoyaient».

— M. B. (qui est en train de crever sous l'effet de la chaleur)

Sarkozy va à la Courneuve ou Sarko "zy-va" a la Courneuve

medium_images.4.jpgAh notre Sarko national, "le mètre soixante de la place Bauvau" ,toujours prompt à répondre a l'appel de la gloire et à celui de la célébrité audiovisuelle!Et ce,même en milieu dit "hostile" . Car que fait Sarko,au lendemain des évenements tragiques dans la cité des "4000" a La Courneuve,il se montre (lui, ses chaussures à talonnettes,son maquilleur,son ingénieur du son, son accessoiriste etc... qui a dit que les intermittents du spectacle n'avaient pas de boulot ? Pas Sarko en tout cas),seul bémol, son "coach de vie" politique, Cécilia toujours en stand-by pour le moment.Et là ce qui devait arriver arriva, car soudain Sarko se fait,à son grand étonnement (pas au mien en tout cas), conspuer par une partie de la population.En effet, ce que "notre Sarko" avait prévu lui de son côté et qu'on avait prévu du côté de l'Etat-Major sarkosien, c'est que les gens lui obéiraient, seraient tout à sa cause, lui enverraient des messages de soutien via un écran géant (comme tous ses amis du show-biz avaient fait lors de son accession au trône de l'UMP avec notamment un Christian Clavier décidemment de plus en plus mauvais devant une caméra) en bref,ce que Monsieur (faux) "frère du roi" (Jacques Ier) avait prévu, c'était qu'on l'acclamerait. Mais non mon petit bonhomme,là tu t'es trompé, France télévision et TF1 ce n'est pas a La Courneuve. Sarko pris a parti,Sarko hué, mais Sarko déchainé qui lance cette phrase terrible "On va nettoyer la cité des 4000 au Karscher" .

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Finalement il se casse tout destabilisé mais tout en promettant devant son parterre officiel de journalistes,qu'il reviendra demain matin avec ses petits copains : "les sarkoflics" (véritable pom-pom girls du mouvement sarkosien.Et chose promise, chose dûe " :"Nos amis les (sarko)flics" debarquent en force. "Tout le monde sur le pont", "branle-bas de combat les gars, on va au 4000 !" et là, miracle, mystère et boule de gomme ou plutôt :Rien à "la Cour des miracles" car,mystère, point de boule de gomme aux plantes arômatiques en vue, et les flics repartent la queue entrent les jambes. Pourquoi cette réfèrence (non injurieuse dans mon esprit bien au contraire) à "la Cour des miracles" ? Très simple comment appelez vous une "barre HLM" qui totalise 4000 Habitants que l'on laisse à l'écart? On peut aussi appeler ça une poudrière, et pas seulement à cause des substances en poudre qui y circulent (non non, ce n'est pas de la Juvamine dans les petits sachets,ce n'est pas CONTRE le mal de tête mais plutôt POUR le mal de tête, en effet la juvamine, l'efferalgan ou la bonne vieille aspirine, acide acétylsalicillique pour nos amis les chimistes que nous saluons au passage, n'en sont que des corollaires).Laissez les gens en promiscuité, sans considération (ou plutôt déconsidération : la fameuse "France d'en bas"), sans ressource, sans sécurité (la police n'est la que comme "police privée" aux service exclusif de "speedy sarko" et pour assurer l'accès VIP aux journalistes devoués a la cause sarkosienne ainsi qu'aux jeunes UMPistes qui vont juqu'a lui écrire des poèmes) et on arrive à un cocktail parfois (heureusement pas toujours) explosif : le fameux quartier "chaud".




Puisque les radars automatiques,sortes de ROBOCOP cul de jattes atteints du syndrome du Papparazzi, sont les nouveaux casinos de l'Etat que notre Sarko a mis en place (qui encaissent grâce a votre caisse ) dégagent des bénéfices ("ma petite entreprise connait pas la crise" tu m'étonnes) et que Dominique Perben, nouveau ministre du transport (Dom' comme on l'appelle),a déclaré qu' il n'y aura pas de nouveaux radars automatiques implantés en 2006, c'est à dire que les radars en service arrêtent (pour un temps je vous rassure) leur "auto-financement", pourquoi ne pas commencer par offrir des conditions de vie et de logement décentes (pour ne pas dire humaines) aux personnes des cités et de la cité des "4000" en particulier et leur fournir une vraie police qui se déplace et leur assure sécurité et tranquillité ,après évidemment, aux personnes de prendre leurs responsabilités, comme partout ailleurs, quand elles commettent des crimes et des délits. Mais on ne peut pas exiger du calme dans un lieu aussi propice à s'embraser à la moindre étincelle. Ainsi, et comme toujours malheureusement, ce sont les innocents les principales victimes (pour ne pas dire les seules) car un garçon de 11 ans, un innocent de onze ans a ete tué.

Alors si M.Sarkozy veut rétablir l'ordre et la sécurité dans les banlieues comme on dit, qu'il le fasse en arrêtant de faire promesses sur promesses à la télé ou à la radio juste pour se faire mousser avant les présidentielles.

Qu'il nous prouve qu'il ne sert pas ses ambitions personnelles mais bien la République comme il se plait à le rappeler si souvent. Mais entendons nous bien agir ne veut pas dire "nettoyer" comme le prétend le "1er flic de France" parce que s'attaquer aux problèmes des quartiers défavorisés n'a strictement rien à voir avec le" nettoyage" effroyable et inhumain de l'Algérie qui somme toute n'ont été pour certains que des "évènements".

 

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18.06.2005

Rabais budgétaire, la faute à Voltaire

Il faut lire la "grave crise" (d'après "Le Monde") que vit actuellement l'Union Européenne à la lumière des enjeux personnels du fils spirituel du Cactus. Il n'est pas foncièrement méchant, le Tony, mais des fois on se demande s'il n'est pas un peu con. Il n'est pas fichu de comprendre que ce désaccord est parfaitement conscient et voulu, que c'est une excellente façon pour l'homme au sac à main de prolonger le bail précaire à l'Hôtel Elixior de Bruxelles (chambre 138, au fond à droite, derrière le placard à balai, que voulez-vous, il faut bien se cacher, question de sécurité). L'homme au sac à main (HSM) n'accepte pas d'entendre ce Tony dire qu'il va trouver une solution pour déserrer l'étau qui empêche cette réunion au sommet d'aller plus vite... Mais il ne veut pas aller plus vite, Chirac, au contraire! "Il se prend pour Alexandre le Gr... euh Guillaume le Conquérant, Tony ou quoi?" Il en va de sa santé à Chirac, bordel! Il a été programmé pour les étiquettes, pas pour les fusillades! (attention, si vous trouvez d'où vient cette référence très spirituelle, je vous offre euh... non le DVD c'est pas à moi, le DVD je peux pas).

Dans cette affaire, c'est son père, le Cactus de la rue Montpensier, qui s'agite un peu (à défaut d'agiter son bocal, qui n'est plus très bien connecté). La République, dit-il, ou plutôt ses élites, est bien décidée à obtenir du Sénatorium une petite rallonge budgétaire (c'est pas Raffarin qui va voter contre) et surtout un accord pour faire de Cactus le plénipotentiaire légal à Bruxelles. "M. Chirac n'est pas compétent, il est l'heure de changer de Président" (ça rime et en plus il n'a toujours pas digéré 1981, le Cactus, tous les moyens sont bons pour obtenir, lui aussi, le trône). Mais le débat est houleux, même si Cactus affirme sans ambages qu'il remettra ses pleins pouvoirs au peuple entier, une fois la crise résolue (2ème référence). Son argumentaire est bien rôdé: on craint en effet une dictature, application à l'extrême de la Constitution de 1958 ("on peut faire dire n'importe quoi à un texte", tout fout le camp).

Si vous suivez bien, je n'ai pas besoin de résumer. Mais bon, crise grave oblige: Chirac veut que Tony arrive enfin à lire entre les lignes (comme toutes les femmes à l'égard de leurs hommes d'ailleurs), tandis que Cactus tente un coup d'Etat au Senatorium, à Paris.

A Paris, le débat houleux au Senatorium se finit mal, comme d'habitude, pour Cactus, qui avait prévu le discours de retrait, version courte (ou "Canada Dry"): "Au revoir". Cactus n'a plus qu'une chose à faire avec cet échec: se rendre au plus vite derrière le Louvre, sur l'aile gauche du bâtiment, au Conseil Constitutionnel. Il se vengera un jour, c'est un plat qui se sert froid, très froid.

A Bruxelles, Chirac se lève enfin, et horreur parmi les horreurs, Tony est déjà dans le couloir. Retranscription exclusive pour Daru (car M. B est "em>bon en anglais, mais alors pour le reste...):

— "Hi!
— Good morning Tony...
— How do you do, my pote?
— Not too bad, thanks. But the crisis is there. What can we do?
— Well, I'm guessing it's because of the French "No", Jacques.
— Yeah?
— Yeah.

Alors voilà, c'est la faute aux Français: ils n'avaient qu'à voter "Oui", et le rabais budgétaire n'aurait même pas été un problème. Quand le peuple ne vous va pas, il suffit d'en changer. Cactus l'avait pourtant bien compris, qui avait tenté de convaincre en 100 minutes le Senatorium, en vain. Au Palais Royal, un Conseiller dit: "Mais pourquoi ne pas faire appel à Sénateur Amidala?"

15.06.2005

Sarko Simple Flic (dixit Les Guignols)

M Sarkozy "notre napoleon des temps modernes " veritable orateur parmi les orateurs bombardé mister showman de la politique (grand ecran a l'americaine ou tout le monde vient dire du bien de vous et vous encourage dans cette terrible epreuve pseudo risquee qu'etait l'election a la presidence de l'ump un peu a l'instar d'une certaine journaliste oblige de s'en remettre a un certain depute M julia pour ne pas le nommer veritable Oss 117 sauveur de notre republique

que dire de speedy sarko l'homme presse (trop peut etre) de remplacer le mot UMP par République (des zouaves) car oui le theoreme politique semble se verifier a savoir que effectivement M. Sarkozy se rase tous les jours et que effectivement il pense a la presidence de notre republique bananiere( voir la conception du multculturalisme a la francaise dans notre lexique) tous les jours


medium_sarkozy.jpgle compte a rebours politique est bien parti (deux ans avant les presidentielles la route est droite mais la pente est raide aurait dit il n'y pas si longtemps un certain M Fusible fondu feu premier ministre attitre de sa majeste
et c'est un nouveau toutou assez proche du colley de par sa physionomie (remplaçant donc de l'âne du poitou bete et borne "ce n'est pas la rue qui gouverne") qui va tenter de freiner le "bonapartisme sarkosien ambiant

sachant que ce colley nouveau premier ministre a ete éduqué par les soins de sa majeste qui dans sa magnaniminte et infinie gentillesse envers son fidele chevelu lui a epargne jusqu'a present la cruaute du monde electorale francais (ce qui explique la robe soyeuse et lisse ainsi que le poil brillant du nouveau colley de la republique car n'ayant jamais ete souillee du sceau de la contestation électorale populaire francaise.

Car enfin qui peut mieux qu'un grand colley elance et flamboyant s'opposer a un petit roquet sarkosien court sur patte et ventripotant mais aux canines longues et aceres? Jacques 1er, le dernier vrai roi "old school" de la Veme République, a bientôt fini de purger notre peine.

Le diablotin attend avec impatience de monter sur le bûcher de mai 2007, pour montrer que lui, le seul homme politique véritable (auto-proclamé) résisterait même à une attaque nucléaire. Il brûle de pouvoir enfin flamber ses ailes (et ses "compagnons"), les confrontant à un suffrage universel purificateur. L'équation est simple: trois 20-Heures en guest star à la veille du scrutin, pour asseoir ses chances, les Français n'y verront que du feu, c'est le cas de le dire. medium_images.3.jpg

L'ego de Sarko a une vie autonome par rapport à l'homme lui-même. Il faut l'excuser, l'homme est mû malgré lui par des ambitions d'un âge révolu (mais destiné à revenir au galop [d'essai, la bonne blague]). Le trône du royaume de France reste à pourvoir, il l'a bien compris, et le "Colley Nouveau" (quatrième cuvée du quinquennat) n'a plus aucune chance: la Vème Banane n'a pas vu de Premier ministre finir sur le trône, encore moins par la case "Cent Jours" (vaste foutaise, et une proposition juridiquement merdique). Il y a les "Cent Minutes pour Convaincre" (sur France 2), les "Cent Jours" de Dalle-Au-Zoo (sur Public Sénat), mais il ne faut surtout pas oublier les "Cent Heures" de remise en état de vos serviteurs (sur Daru), et (plus important) des Français laissés pour compte dans les contrées reculées et inaccessibles au poète lyrique villepindien, véritable "copier-coller" d'un Monde d'en Bas représenté par un Hémisphère Sud, régi par une Constitution "Commerce Equitable" (c'est sûr, ça change du "Concurrence Libre et Non Faussé").

La sauce Sarko a déjà pris au sein des chaumières "France d'En Bas", car Sarko sait leur parler. Un plébiscite légitimerait rétrospectivement deux ans supplémentaires passés aux côtés des flics de banlieue ("Yo, Sarko dans le "Neuf-Trois" y déchire"), au lendemain d'un "Merde" significatif mais resté incompris (forcément).

Il faut dire que, personnellement, j'ai voté "Oui", j'en ai gardé la preuve, mon billet est là, sur un mur, à côté de la version "Canada Dry" de la Constitution (on a évité le "Coca-Light" au dernier moment grâce à Bolkestein). Cette Constitution est devenue depuis le 29 mai un véritable collector giscardien, après les avions renifleurs (et les diamants de Bokassa). Pour pouvoir la revendre très cher sur Ebay, les Français ont cru bon de garder leurs "Oui" pour eux (et surtout pour leur mur), et de se débarasser au plus vite du "Non-Mouton Noir" qui leur pendait au nez. Ils ont opéré à 55% par l'insertion de leur "Merde" dans une poubelle évoluée à double entrée, faite de verre et à comptage automatique, située juste en aval des urinoirs publics de camping (ou encore "isoloirs"), installés à intervalles irréguliers dans tous les bons établissements publics français, en général une mairie, parfois même une buvette auto-gérée par trois conseillers en Marcel (des Marcels marqués du sceau de la compétition de pétanque locale, "Les Boules En Feu").

Jean-Pierre Raffarin: le fusible fondu par les deux bouts

— "Jean-Pierre Raffarin pourrait être le fils naturel de Valéry Giscard d'Estaing et de Jacques Chirac". - C. Jakubyszyn, "Le Monde", 1er juin 2005

Grillé, carbonisé, réduit en cendres, le Jean-Pierre au lendemain du 29 mai...

Laché (ou plutôt relaché par un Président on ne peut plus à l'écoute des Francais et particulièrement à l'écoute d'une division subtile de la populace, à savoir la fameuse "France d'en bas") dans la nature ou plus précisement "quelque part dans Paris" (dixit ce bon JP: "Je vais me promener dans Paris") mais heureusement pour nous le Service des Objets Trouvés parisien est particulièrement efficace et ne doutons pas d'un dénouement heureux dans cette disparition, car le Jean-Pierre (le PJ du "neuf trois"), en plus de son doctorat de caféologue (option "commerce équitable", section "Max Havelaar": toujours le souci du social et à l'écoute d'un monde d'en bas à l'instar d'une France d'en bas) a été évidemment tatoué par les Services Vétérinaires de l'Elysée, comme tout bon toutou ou tout bon Premier ministre de M. Chirac (hors période feu-la-cohabitation-à-la-papa). D'ailleurs une année de Premier ministre se compte un peu comme une année pour les chiens, c'est-à-dire qu'il faut multiplier par 5 pour avoir l'équivalence en années humaines - ce qui explique peut-être l'idée d'un quinquennat, soumise aux Français en 95 par son propriétaire.

Tout ceci pour revenir à une niche on ne plus comfortable au Palais du Luxembourg, auprès de vieilles personnes (un peu comme les chiens et chats dans les hospices accompagnant les derniers malades que l'on suicide ou que l'on euthanasie, c'est selon), à savoir le Golden Parachute de la République, j'ai nomme le Sénat, l'institution "la plus moderne, la plus france d'en bas, la plus sociale de nos institutions", encore appelée "hospice des grabataires". N.B.: à ne pas confondre avec un autre hospice tout aussi célèbre, l'"Académie des Vieux" ou encore (plus politically correct) l'"Académie Française", où les epées de ces chers octogénaires ne sont hélas pour les fans d'une double trilogie galactique pas des sabres lasers. En règle générale et contrairement à l'idée reçue, seules les ampoules du rez-de-chaussée brillent encore, ce qui veut dire en langage "France d'en bas" que ce ne sont (ni les hommes ni les sabres) pas des lumières susceptibles d'éclairer guère plus loin que la pompe à oxygène (élément indispensable de survie pour un académicien, même le plus jeune).

Signé: Daru

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