14.02.2006
La suite...
>>> zoopôlitikon
13:35 Publié dans Abrutis (in)finis, Actualité, Avant-propos, Ayrton Senna, Bistros minables, Brèves de comptoir, Bricolage et vie pratique, Crazy world, Droit pur, Drug Addiction, Film, Homme/femme mode d'emploi, Kit de compréhension du vocable "Daru", Le fabuleux destin de... M.B, Les Bobos pseudo branchouilles, Les Dessous de Descartes, Livre, Loisirs, l'art contemporain bobo, L'étudiant, Musique, Parcours chaotique (côté coeur) de M. B., Parcours chaotique (côté cours) de M. D., Phrases d'accroche, Politique, Raffarinades & Villepinneries, Sarkonneries, Spéciale Dédicace à M.B, Sport, un zest de misogynie, Voyage, wonderful life | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.07.2005
Du sport en perspective

Bon Monsieur D, y va falloir vous bouger un peu parce que là votre bureau ne ressemble plus à rien, et je vous signale à toutes fins utiles que Madame D. ne va certainement pas supporter ça à son retour. Non non non, je vous vois venir avec votre éponge, votre produit vaisselle et vos petites mains: c'est carrément le Kärcher qu'il faut maintenant Monsieur D. Profitez-en, il y a une promo estivale pour les discriminateurs positifs de votre espèce. A moins que désormais plus rien n'y fasse et qu'il vous faille racheter une table, des tréteaux, et un ordinateur...? Remarquez, vous qui volez les cartes d'étudiant de vos camarades, vous pourrez toujours vous fournir en meubles à la BU du coin, hein... Amitiés, my dear.
15:38 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.07.2005
Nevermind
Ça y est, enfin, la comète des jeux est tombée aux alentours de Londres, cette cité gigantesque qui recèle son lot de types en costard-cravate toujours sur la ligne de départ pour le bus qui les menera depuis leur bureau de la City au pub le plus proche (ne demandez pas pourquoi ils prennent le bus, c'est une logique d'un autre âge: ils veulent faire marcher les services publics, les anglais! eh oui!). Bah oui, même les flics là-bas le disent: on travaille toujours mieux complètement bourrés. Daru, envoyé spécial, peut vous assurer que ce soir, en ce moment même, ils s'en donnent à coeur joie ces anglais bourrés.
Reste Paris, dont tout le monde dit qu'elle vient de perdre. mais elle perd quoi, bordel? Vous vous prenez pour le centre du monde ou quoi? Une ville, la capitale de la France, ne remporte pas les jeux et déjà c'est un remake (en moins bon quand même, n'est-ce pas) du 29 mai 2005, un autre "non" mais cette fois-ci dans l'autre sens? Les français ont été punis, c'est ça?
Bon dieu mais c'est bien sûr, on aurait voté "Oui", on aurait eu les JO en 2012 et puis on aurait eu la comète qui nous serait tombé sur la gueule, on aurait eu Sarkozy en 2007 (quoique ça, j'avoue il y a des risques pour qu'on l'ait malgré tout...), on aurait eu la canicule en janvier, on aurait eu un brain-drain dans le sens "New York-Paris", bref tout aurait mieux dans le meilleur des mondes. Mais là, c'est la spirale des échecs, la France a voté "Non" le 29 mai, on vote "Non" contre elle le 6 juillet. Mais oui. Ah, au fait, les Anglais, ils auraient voté quoi à la Constitution de Cactus, en admettant que le referendum ait eu lieu? Bah très certainement "Non" à 85% mais bon ça, hein... c'est comme les bonnes notes en anglais de M. B, on en parle pas (même pas vexé).
Tout ce cirque (et ce fut VRAIMENT un cirque) du "Paris 2012, l'amour des jeux" est bel et bien fini, pour le plus grand bonheur de Daru. Un cirque dis-je, parce qu'à Paris aujourd'hui, Daru (bien que n'ayant pas pu prendre une photo du cirque) vous assure que devant l'Hôtel de Ville de Paris, il y en avait du monde pour gueuler "Oui aux JO" devant une scène vide avec des écrans géants chargés de retransmettre depuis Singapour les festivités. Tout était préparé aux frais du contribuable-qui-croûle-déjà-sous-les-dettes pour la grande fête ce soir. Mais ça, c'était à l'aller, vers 11 heures du matin. Ce soir, au retour, Daru a pu voir à quel point ils avaient la queue basse, les joyeux festivaliers.
Vous pouvez nous traiter de tous les noms, de rabat-joies, de connards qui n'ont rien compris à ce que les jeux auraient pu nous apporter... De je-ne-sais-quoi-encore. Mais vos remontrances, on s'en fout (vous pouvez toujours mettre des commentaires ceci dit). D'abord, venez donc vivre à Paris quelques jours, "je vous invite tiens, comme D.". Vous vous rendrez compte du bordel qu'impliquerait une organisation des Jeux. Déjà, quand le grand seigneur de cette magnifique République de Chine se déplace à Paris pour rencontrer l'ami Jacques 1er c'est la merde pour circuler, alors des jeux olympiques...
Oui bah vous allez dire: "bouh le pauvre petit, il se plaint de ses petits tracas quotidiens, bouh le vilain il pense pas à tous les avantages des jeux pour l'emploi et l'économie". Ah oui ça, parlons-en, et passons par Athènes: 8 euros le café, qui est preneur? Sûrement pas les clients de l'Oratoire, en tout cas, soit dit en passant (mais la gérante, elle, n'est pas contre, parce qu'ils font chier à demander des cafés dans un café... bordel est-ce que je suis là pour servir des cafés dans mon café moi?). Et puis vous pouvez dire que je suis égoïste, mais pour une large part ce sont les mêmes bobos (et autres) qui aujourd'hui pleurent la victoire de Londres, qui hier disaient qu'il fallait absolument voter "Oui" au traité constitutionnel parce que "l'Europe, môssieur j'y crois, moi, môssieur". Bah elle est belle la grande idée fédératrice d'une belle Europe unie (dans la concurrence libre et non faussée), elle est belle la solidarité européenne (y compris envers le plombier polonais qui maintenant en plus de nous piquer notre boulot nous pique notre femme), pronée à tout va pendant des semaines et mise à mal du jour au lendemain dès qu'il s'agit de défendre une pauvre candidature à des Jeux Olympiques "seul contre tous", et surtout contre les autres pays européens.
Bref, après une campagne de publicité sans précédent (même pour le traité constitutionnel, on n'avait pas eu droit à tout ça, les banderoles "l'Amour des Jeux"), après des discours complètement lamentables de notre (supposé) Président sur la bouffe anglaise (en effet il a manqué une occasion de se taire, malgré tout le mal que Daru pense de ladite bouffe anglaise), on va peut-être (et malheureusement c'est un très gros: peut-être) enfin parler des vrais problèmes. Car les Français n'en ont rien à foutre des Jeux, parce qu'ils sont en train d'essayer en vain de vivre, de bouffer tandis que le président de Carouf se casse avec la tirelire.
Les vrais problèmes, comme le Sida en Afrique, par exemple. Enfin parler des vrais problèmes c'est vite dit parce que j'oubliais que notre cher Président n'a qu'une estime toute relative de nos amis les Pigmées d'Afrique: parce que "les Africains sont joyeux par essence" dixit notre Président Jacques Chirac en Novembre 2004 (si ma mémoire est bonne), ils sont là, sur le bord de la route, ils sont contents, ils font des signes...
Après ça, parlons du Sida, du tiers monde, de la couche d'ozone et (plus près de chez vous) des délocalisations, de la libéralisation exacerbée des services, de l'économie qui part en couille... Et traitez-moi de rabat-joie si vous voulez, mais les Jeux, j'en ai vraiment rien eu à battre, encore moins maintenant.
21:05 Publié dans Abrutis (in)finis, Crazy world, Les Bobos pseudo branchouilles, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

